Emmanuel Macron et l’ouverture du pot de confiture

On entend ici où là, des commentateurs admiratifs de la rapidité du succès d’Emmanuel Macron, arrivé à se qualifier pour le deuxième tour de l’élection présidentielle française après un an de travail, entre le moment où il avait qu’ils allaient créer un mouvement politique1. Qu’on souligne son travail personnel lui ayant permis de s’imposer à tous ou bien l’habileté des faiseurs d’opinion et l’efficacité de quelques barons marionnettistes dans les alcôves discrètes de la République, qui ont réussi à créer un Golem aussi efficace, on ne tarit pas d’éloges après ce succès.

Cependant, Emmanuel Macron me rappelle surtout lorsque, dans mon enfance, mon grand-père s’amusait à me donner le pot de confiture pour que j’essaye de l’ouvrir. La prenant dans mes petites mains, je ne pouvais que constater mon incapacité d’arriver à tourner le couvercle. Il la reprenait alors dans les siennes et tournait le couvercle presque jusqu’à son ouverture puis, feignant la fatigue, me le rendait, dépité, pour voir si ma force pouvait tout de même le suppléer …et afin que je puisse terminer le travail avec des yeux pétillants et un rien fier d’avoir réussi à faire ce que n’avait pu réaliser cet adulte. Il s’extasiait devant ma force, je faisais semblant de ne pas avoir vu son petit jeu et nous riions, complices. Continuer la lecture de Emmanuel Macron et l’ouverture du pot de confiture

  1. « J’ai mis du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé beaucoup de gens et j’ai décidé qu’on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau qui ne sera pas à droite, qui ne sera pas à gauche », annonçait E. Macron (Capital, 06/04/2016), l’homme qui décide pour les autres et leur demande de le suivre dans un mouvement pharaonique à ses initiales, “En Marche !”, où il sera évidement la pointe de la pyramide. []

Textes sur les organisations centralisées

Dans le cadre d’une réflexion sur les organisations centralisées1 et opérant du haut vers le bas2 et plus précisément pour un travail sur la Chine actuelle, je cherche des textes en anglais, français ou espagnol sur :

  • Les institutions soviétiques de la période de transition jusqu’à aujourd’hui
  • Un comparatif entre les institutions russes et chinoises (1949 à aujourd’hui…)
  • Les institutions de l’Église Catholique, du Pape jusqu’au curé de campagne
  • Une ou deux grande(s) entreprises : laquelle/lesquelles, en Europe / aux USA ?

Si jamais vous avez des références à me proposer, vous pouvez les laisser en commentaire. Merci d’avance !

Crédit photo : “Central station” par Stig Nygaard

  1. Je ne sais pas d’ailleurs si, dans le cadre de celle-ci, je dois prendre en compte la différence de nature entre entreprises privées et institutions politiques ou religieuses… []
  2. Longue périphrase, mais il ne s’agit pas ici de régimes ‘autoritaires’ et encore moins ‘totalitaires’, pas plus que de régimes ‘forts’ puisque cela sous-entendrait fautivement que les organisations décentralisées sont ‘faibles’. []

Existe-t-il une doctrine Menger ? disponible sur Openedition.org

On peut désormais lire en ligne l’intégralité d’Existe-t-il une doctrine Menger ? Aux origines de la pensée économique autrichienne, le recueil de textes dirigé par Gilles Campagnolo paru en 2011 aux Publications de l’Université de Provence, gratuitement sur Openedition.

En voici le sommaire :
Gilles Campagnolo, Introduction : Existe-t-il une « doctrine Menger » (eine Mengerlehre) ? Continuer la lecture de Existe-t-il une doctrine Menger ? disponible sur Openedition.org

L’Ecole autrichienne de A à Z

Les professeurs Antoine Gentier et François Facchini du CERGAM-CAE (Université d’Aix-Marseille) viennent d’éditer L’Ecole Autrichienne de A à Z, petit livre de 196 pages, découpé en 50 articles écrits par 15 auteurs différents.

Le livre, qui peut se lire comme un dictionnaire ou en suivant un ordre de lecture par regroupement thématique, donne des définitions sur les concepts clefs développés par l’école autrichienne en science économique, et fournit les principales références bibliographiques relatives à ceux-ci. Il est destiné à tous les publics curieux de connaître les apports contemporains de l’école autrichienne, peut servir de manuel complémentaire aux étudiants, et est vendu sur la plateforme blurb pour 7,33 € en format livre (compter 6€ de frais de port) et 1,49 € HT en format pour Ipad ou Iphone. Signalons que les quinze premières pages sont consultables gratuitement sur le site de l’éditeur.

Friedrich Hayek sur Contrepoints

Publié par l’association liberaux.org, le webzine Contrepoints connait une belle ascension parmi ses concurrents francophones grâce à une gestion entreprenante d’un noyau dur de quelques individus ayant décidés d’en faire un média d’une certaine importance. Mêlant articles de fond et billets d’humeur à orientation franchement libérale, textes de grands auteurs ou plumes acerbes d’éditorialistes anonymes, on peut signaler quelques billets intéressants sur Friedrich Hayek :

Bonne lecture !

Deux questions concernant Hayek en 1973

J’ai deux questions que je lance sur Internet comme deux bouteilles à la mer…

Tout d’abord concernant la sortie du premier volume (de la première partie) de Droit, législation et liberté, « Règle et ordre ». J’aurais besoin de savoir quel mois en 1973, il est sorti, ainsi que l’éditeur original. Sont-ce les Presses de l’Université de Chicago ? Routledge ?1

F. Hayek et L. Mises, en mars 1958

Ensuite, je n’arrive pas à comprendre comment Hayek a-t-il pu publier son “In Memoriam Ludwig von Mises (1881-1973)” dans le volume 33 de la Zeitschrift für Nationalökonomie, qui est paru en septembre d’après le site de SpringerLink, alors que Ludwig von Mises est décédé le 10 octobre de 1973. Je n’imagine pas Hayek enterrer son mentor vivant …

Si quelqu’un a des éléments de réponse, je le remercie d’avance pour ceux-ci.

  1. La première édition en un volume, avec corrections et une préface révisée est quant à elle sortie, chez Routledge & Kegan Paul Ltd, en 1982. []

Réédition de L’éthique de la liberté de Murray Rothbard

La réédition de L’éthique de la liberté de Murray Rothbard (1926-1995), est publiée dans la collection de la Bibliothèque classique de la liberté des Belles lettres, depuis le 20 mars 2011.

L'éthique de la liberté
L’éthique de la liberté aux Belles lettres

Si par rapport à l’édition de 1991 la traduction de François Guillaumat et Pierre Lemieux reste inchangée, la version 2011 contient une préface inédite de Jérémie T. A. Rostan, agrégé de philosophie dont on peut lire le blog1 ainsi que ses articles publiés par le Mises Institute et Le québécois libre.

The Ethics of Liberty, titre original de l’ouvrage, fut publié initialement en 1982, soit vingt ans après Man, Economy, and State, le premier grand texte de l’émule de Ludwig von Mises. Dans ce nouvel opus, il part d’une « robinsonnade » et radicalise le libertarianisme en prônant une liberté individuelle maximale, l’État zéro et une société totalement privatisée fondée sur l’échange volontaire et le capitalisme de laissez-faire (position anarcho-capitaliste), eux-mêmes légitimés par une réinterprétation rationaliste rigoureuse de la tradition du droit naturel, du droit de propriété et de la morale qui en découle.

La lecture de cet ouvrage offre un excellent aperçu des positions éthiques et économiques de la pensée libertarienne.

On peut aussi lire une interview de Jérémie Rostan sur le site de l’Institut Coppet, suite à sa préface de L’éthique de la liberté.

M. à j. le 02/06/2011

  1. En suivant le lien ci-dessus []

Contents of The Market and Other Orders

It will be the 15th volume of The Collected Works of F.A. Hayek, and will gather several items together, all concerning the theory of markets in a subject-related logic, respecting the publication order only within each part.

Here is the plan:

  • Editor’s Introduction
  • Chapter 1 – Prologue: Kinds of Rationalism (1964)
  • Part I – Development
    • Chapter 2 – Economics and Knowledge (1937)
    • Chapter 3 – Facts of the Social Sciences (1943)
    • Chapter 4 – The Use of Knowledge in Society (1945)
    • Chapter 5 – The Meaning of Competition (1946)
    • Chapter 6 – The Political Ideal of the Rule of Law (1955)
    • Chapter 7 – Degrees of Explanation (1955)
    • Chapter 8 – The Economy, Science and Politics (1962)
    • Chapter 9 – Rules, Perception and Intelligibility (1962)
  • Part II – Generalization
    • Chapter 10 – The Theory of Complex Phenomena (1964)
    • Chapter 11 – Notes on the Evolution of Systems of Rules of Conduct (1967)
    • Chapter 12 – The Results of Human Action But Not of Human Design (1967)
    • Chapter 13 – Competition as a Discovery Process (1968)
    • Chapter 14 – The Primacy of the Abstract (1969)
      • Appendix to Chapter 14 – Discussion of Primacy of Abstract
    • Chapter 15 – The Errors of Constructivism (1970)
    • Chapter 16 – Nature vs. Nurture Once Again (1971)
    • Chapter 17 – The Pretence of Knowledge (1975)

At this moment, I ignore totally when this volume will be published. If you’re in Aix-en-Provence on May 12, you will be able to ask it to Bruce Caldwell himself, since he’ll give a conference on Hayek at the University.