Existe-t-il une doctrine Menger ? disponible sur Openedition.org

On peut désormais lire en ligne l’intégralité d’Existe-t-il une doctrine Menger ? Aux origines de la pensée économique autrichienne, le recueil de textes dirigé par Gilles Campagnolo paru en 2011 aux Publications de l’Université de Provence, gratuitement sur Openedition.

En voici le sommaire :
Gilles Campagnolo, Introduction : Existe-t-il une « doctrine Menger » (eine Mengerlehre) ? Continuer la lecture de Existe-t-il une doctrine Menger ? disponible sur Openedition.org

A lire : Austrian Economics in transition et Les recherches sur la méthode en sciences sociales et en économie en particulier de Carl Menger

A lire, deux textes complémentaires.

Le premier, un recueil dirigé par H. Hagemann, T. Nishizawa et Y. Ikeda, et intitulé Austrian Economics in Transition: From Carl Menger to Friedrich Hayek, dresse un panorama complet de l’ensemble de l’école autrichienne, dans un angle large puisqu’un texte de Michele Cangiani est même consacré à Karl Polanyi.

Le second, à paraître prochainement aux Presses de l’EHESS, est un retour au père fondateur, Carl Menger. Gilles Campagnolo a en effet traduit pour la première fois en français Les recherches sur la méthode en sciences sociales et en économie en particulier publiées initialement et en allemand en 1883.

Les fils concernant l’école autrichienne sur Liberaux.org

Le forum de l’association Liberaux.org rassemble quotidiennement des libéraux d’horizons différents et si tous ne se sentent pas autrichiens, la majorité des contributeurs les plus prolixes s’en revendique. L’école autrichienne n’est pas elle-même libérale1 bien que les figures de proue des troisième (Mises, Hayek) et quatrième (Rothbard) générations s’en réclament. Les libéraux autrichiens, ne sont quant à eux qu’un des nombreux courants qui composent le libéralisme moderne. Ainsi, par exemple, la Société du Mont-Pèlerin, créée en 1947 sous l’impulsion de Friedrich Hayek, fait cohabiter en son sein des courants différents comme des membres de l’Ecole de Chicago, des ordolibéraux ou des libéraux dits « classiques », en plus des autrichiens. On intègre aussi l’objectivisme dans les courants libéraux et les adeptes d’Ayn Rand, même s’ils sont peu nombreux, sont aussi représentés sur Liberaux.org ; comme la pensée de la romancière intrigue et polarise par sa force provocatrice, elle est très souvent discutée dans le forum Lectures. Continuer la lecture de Les fils concernant l’école autrichienne sur Liberaux.org

  1. Cf. sur catallaxie.net : Des socialistes dans l’école autrichienne ? []

Des socialistes dans l’école autrichienne ?

L’école autrichienne est-elle forcément une « école libérale » ?, comme on peut le lire dans l’entrée « école autrichienne » du Dictionnaire d’économie contemporaine et des principaux faits politiques et sociaux1. Peut-il y avoir (ou y a-t-il déjà eu) des autrichiens ouvertement socialistes ?

Si l’on suit Hans-Hermann Hoppe et sa critique aussi féroce que documentée à l’encontre de la philosophie sociale et politique de Hayek, parue en 1994, on peut se dire que celui qui est considéré à tort par quelques idéologues-tapageurs comme un ultralibéral, est sur de nombreux points très proche de positions social-démocrates ou ordolibérales.

De même, son propre maître, Friedrich von Wieser, est-il aussi proche des Fabian anglais, et considéré par Ludwig von Mises comme un socialiste. Continuer la lecture de Des socialistes dans l’école autrichienne ?

  1. LAKEHAL Mokhtar (coord.), (2003) Dictionnaire d’économie contemporaine, et des principaux faits politiques et sociaux, Paris, Vuibert, 3ème édition, p. 261 []