Voici deux émissions très intéressantes proposées par Egalité et Réconciliation, où Lounès Darbois revient de son travail de recherche et d’analyses sur la pornographie actuelle, qu’il a synthétisé dans un livre Sociologie du hardeur, paru aux éditions Kontre Kulture, en 2018 .

Je trouve notamment très pertinente cette idée qu’il y ait eu quatre grandes étapes dans la pornographie :

AnnéesType de pornographieRôle politique
1970-1990Pornographie qui met en scène des rapports sexuels conventionnels, ceux qu’on ne montre pas dans les films (qu’est-ce qui se passe une fois que le prince et la princesse sont réunis à la fin du film)Aucune : bien de consommation marginal
Pornographie destinée à choquer le bourgeois ou à prôner des valeurs de libération sexuelle adolescente dites ‘émancipatrices’ (Zabrinskie point, “sex, drug & rock ‘n roll”)Contre culture
Années 1990-200Généralisation de la pornographie par progrès technologique, de la VHS au DVD et qui culmine avec Internet.Faire du sexe un bien de consommation courante, produire le consommateur insatiable dont a besoin la société de consommation
Années 2010Faire du pornographie de plus en dur et cibler dans plusieurs buts : rendre les gens fous en leur proposant des catégories ignobles, détruire l’innocence des jeunes en leur proposant des images auxquelles ils devraient à peine penser, prôner des idées politiques par exemple en montrant des images de minorités visibles humiliant des filles blanches, destruction des familles en mettant en scène des rapport sexuels entre membres de familles recomposés, voire en proposant des vidéos d’incestes. Avilir moralement les individus, détruire les familles (le dernier petit îlot qui résiste au libéralisme-libertaire de Manip ’68) et détruire ce qu’il reste de catholicisme en Occident pendant que les églises sont brûlées et que les traces historiques du Christianisme disparaissent, à la faveur de ceux qui se protègent eux-mêmes des plaies qu’ils envoient aux autres ; de plus, la pornographie permet de développer un réseau de prostitution avec des mineures, nécessaires au maintien du matériel de chantage pour tenir les antiélites) et rend les consommateurs complices de la prostitution virtuelle puisque personne ne croit aux scenarii et tout le monde sait que les filles sont souvent droguées ou s’avilissent faut de pouvoir trouver autre chose.1

Cette dernière étape va de pair avec des injonction sourdes à conformer son corps aux modes pileuses dont le porno’ donne le ‘la’, comme les hommes rasés ou les sexes rasés façon jeune filles pré-pubères (pédophilie latente), avec la généralisation des piercings et des tatouages réservés avant aux gens de mauvaise vie comme les taulards, les prostitués ou les artistes en faisait croire aux individus des sociétés où la pédophilie et le satanisme avancent de façon de moins en moins cachées, qu’ils sont des artistes de leurs corps, alors qu’ils ne sont que des infimes représentants interchangeables des deux premières catégories, même s’ils ne voient pas leurs murs, ou que le terrorisme sous faux drapeau leur fait aimer le cocon de leur cage.

Younès Larbois et Pierre de Brague : du branleur au hardeur, la pornocratisation des esprits

Pourquoi tant de haine sur les mondes virtuels : sociologies du gamer et du hardeur

A lire sur la pornographie

Sur Internet

“L’art” bigarré de Greg Lansky, “Steven Spielberg du porno”, Nous Sommes Partout, 12 mai 2020

Livres

Photo d’entête : “Piggybank in shopping cart” par Marco Verch Professional Photographer and Speaker

Note

  1. De la même façon que la consommation de produits chinois rend le consommateur occidental, complice des esclavagistes chinois, et, dès lors qu’il a accepté pour d’autres le principe de l’esclavage (à moins de développer une théorie raciste, expliquant pourquoi ce n’est pas grave pour les autres), il devra bien aussi accepter le sien, pour avoir payé ses produits un peu moins chers pendant un certains temps en toute immoralité…

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