On avait évoqué, en novembre 2020, dans le billet « Réflexions sur Hollywood et la vraie vie », le hiatus flagrant entre ce que présentent les films nord-américains, à savoir un héros seul contre le Système corrompu1 mais qui l’emporte à la fin, ou bien qui perd en emportant l’adhésion morale et psychologique des spectateurs choqués, qui jurent tous leurs grands dieux qu’ils auraient aidé le héros si eux-mêmes avaient été présents à ses côtés ou sur son chemin. Évidemment, un simple regard sur l’histoire nous montre assez bien la fausseté de ces jugements faits à froid et quand le risque est loin (ô combien a-t-on de résistants antinazis au 21ème qui auraient bu le champagne avec les Allemands en 1940 ?), et combien est étendue la « banalité du mal », de la bêtise et de la lâcheté. Voire que l’être humain dégradé depuis les années 1960, a connu une deuxième chute anthropologique qui en fait un être encore plus crapuleux qu’avant.

Les EUA du 3 novembre 2020 au 7 janvier 2021

En novembre 2020, nous associons le héros solitaire aidé d’un petit groupe de patriotes – Pence, Flynn, Powell, etc. – à Donald Trump, dans un nouvel épisode politique qui démontre une fois de plus que la réalité est toujours bien au-dessus que les minables copies fictives. Les élections présidentielles nord-américaines n’avaient pas eu lieu alors et nous croyions assez à la version d’Alexis Cossette-Trudel2, voulant que Trump laisserait faire la fraude électorale prévisible, puis, pris la main dans le sac, réussirait avec ses acolytes et alliés à faire juger les tricheurs avant le 14 décembre, ou au moins avant le 6 janvier et la réunion des grands électeurs. La triche a bien eu lieu, elle fut énorme puisque les morts votèrent, les bulletins par correspondance donnèrent lieu à de multiples bourrages (virtuels) d’urnes, un algorithme fut probablement utilisé dans les machines de vote pour favoriser le candidat de l’oligarchie mondiale, certains états eurent plus de votants que d’inscrits, des gens votèrent (Biden) avant même d’avoir voté, etc. Tout ceci était bien gros.

Or, le lendemain-même, les media nord-américains ainsi que les pantins-présidents internationaux (Trudeau et Macron au premier chef) inféodés à l’oligarchie mondiale déclarèrent le futur remplacé par Harris, élu. Les cours de justice des états-clefs (Pennsylvanie, Michigan, Géorgie, Wisconsin ou dans une moindre mesure Arizona) refusèrent aux avocats Rudy Giuliani ou Sidney Powell d’instruire des procès, prétextant qu’il n’y avait pas lieu. La Cour Suprême des EU refusa de s’y mêler à son tour. Tout comme le Ministère de la Justice, le juif ex-employé de W. Bush, “Bill” Barr. Une autre enquête prouvant la collusion des dirigeants ‘démocrates’3 avec le Parti Communiste Chinois n’arrivait pas après des semaines d’enquêtes, tout comme les enquêtes sur le contenu scandaleux de l’ordinateur de Hunter Biden, le fils de, et ses multiples vidéos sadiques et pornographiques qu’il contenait4 était savamment tu par les media de l’oligarchie.

Le 14 décembre passa, continuant le processus électoral comme si la fraude n’était pas avérée. Le 6 janvier un double rebondissement eu lieu : non seulement Mike Pence, qu’on pensait l’indéfectible allié de Trump sembla trahir (à moins que ce ne fut un plan) mais une manifestation massive en faveur de Trump à Washington D.C. dégénéra en invasion très aisée (et sans doute aidée par la police) des partisans de Trump, dont une bonne part d’infiltrés fascistes5, du Capitole. Ce qui donna lieu à des images ahurissantes d’individus entrant dans des bureaux (on s’aperçut d’ailleurs que dans celui de Nancy Pelosi se trouvait un grand chandelier à sept branches) ou s’introduisant dans les chambres des débats. Et quatre morts. Ce qui s’avère non seulement être un événement sous faux drapeau évident, mais une sorte de reprise hollywoodienne de l’incendie du Reichstag par Hitler en 1933. Le soir-même, Trump, qui avait appelé à marcher pacifiquement devant le Capitole pour mettre une pression populaire aux débats, mais légale et sans intrusion, fut accusé d’avoir été le commanditaire des évènements et fut banni de tous les réseaux sociaux6 Outre Donald Trump, le général Larry Flynn et l’avocate Sidney Powell, ainsi que d’autres comptes QAnon ou conservateurs plus généralement, furent bannis définitivement le 8 janvier. Et ce, alors même que Trump et ses amis condamnaient les actes du Capitole.

Trump serait aussi lâché le lendemain par de nombreux républicains qui n’attendaient que ça, comme l’odieuse Nikki Haley. Même les sénateurs Ted Cruz et Josh Hawley, qui avaient officiellement dénoncé les fraudes lors de la réunion du Congrès, furent attaqués par la passionaria hargneuse Alexandria Ocasio-Cortez, sommés de démissionner ou d’être sortis du Congrès pour avoir soi-disant encouragé les émeutiers en contestant les résultats des élections, ce qui est évidemment absurde : ce qui à voir avec ce qui s’est passé le 3 novembre et rien à voir avec le 6 janvier. Enfin, dès le 7 janvier on parlait de destituer Donald Trump pour des propos séditieux qu’il n’avait jamais tenus.

Trump crucifié, le Marais envoie un message subliminal au monde

Alors que Trump avait promis en 2016 de nettoyer les États-Unis d’Amérique de la mafia qui la dirige depuis des décennies, ce qu’il appelle « le Marais », celui-ci a envoyé un message glaçant au monde. En sacrifiant le justicier sans peur et sans langue de bois de manière aussi visible, elle disait à tout un chacun : qu’importe les règles que nous mettons en place et si nous les enfreignons de manière flagrante, les media n’en parleront pas et nous maitrisons la narration du réel. Qu’importe que nous trichions, que nous mentions, que nous soyons de mauvaise foi évidente, nous avons assez d’agents aussi beaux que femmes, noirs, sexuellement différents – et tous victimes – qui vous tyranniseront. Nous allons faire passer un cheval de Troie au milieu de vous et si les media n’en parlent pas la moitié des gens ne le verra pas, qui regarde où on leur demande de regarder ou qui sont incapables de le voir, et l’autre moitié comprendra que si un président ne peut rien contre nous, ils devront ne pas l’avoir vu.

Tout ceci n’est pas sans évoquer le film de Roman Polanski, Chinatown, sorti en 1974. A la fin de son enquête, le héros solitaire a réussi à prouver que le riche homme du Système avait violé sa fille et lui avait fait un enfant incestueux. Mais personne ne veut croire le détective, tout le monde le lâche, les victimes mères et filles sont rendues au bourreau au-dessus de la flaque de sang encore chaude du héros. Avec le Parti Communiste Chinois derrière Biden, qui s’en est apparemment sorti du virus venu de Wuhan, lequel va permettre à la pègre de l’oligarchie mondiale en Occident d’étendre des régimes fortement ressemblant à la Chine totalitaire, Polanski n’avait pas pu faire œuvre plus prophétique. D’autres diront programmatiques et annonciatrices, censées préparer les spectateurs à leur propre lâcheté et à leur propre compromission à venir. Or dans le monde de 1970 la pègre se cachait, seuls les initiés savaient ; en 2021, elle brocarde ses victimes et les montrent à tous, justes … comme les propres tricheurs directs ou complices d’avoir fermé les yeux avec complaisance, désormais informé du niveau de violence où ils peuvent aller.

Dix ans après 1974, Orwell voyait l’IngSoc régner sur l’Eurasia où son héros vivait. Dans notre monde, les Amériques, l’Angleterre et le reste de l’Europe de l’Ouest sont réunis dans un même bloc oligarchique, qui prend bien le visage de cet IngSoc, à la différence que peu à peu, le collectivisme oligarchique n’a plus pour pantins mis en avant des hommes blancs moustachus, un Grand Frère (franc-maçon), mais des noirs et surtout des femmes, des jeunes ordures à grands sourires comme le premier ministre néo-zélandais Jacinda Ardern ou la future présidente Kamala Harris, voire d’autres représentantes du fascisme à nichons qui remplaceront les mannequins métrosexuels Trudeau et Macron.

La culture de l’ostracisme sera la même que dans 1984, mais tout se passera sans trop de violence physique. Contrairement à ce qui nous pensions en 2020, avec crise économique féroce menant à des émeutes, justifiant eux-mêmes un état d’urgence compromettant les militaires, cela se fera tranquillement. On vous donnera un revenu universel pour rester dans vos cages à lapins et des mondes essentiellement isolés et virtuels. Il y aura un Covid-21, ou 23, que personne ne verra mais qu’il faudra voir et craindre. Les rebelles seront sortis des plateformes numériques oligarchiques, bannis d’Internet, effacés de la réalité et personne ne les verra ou comprendra qu’il doit ne pas les avoir vus. Il sera tout à fait aisé de gommer n’importe qui, bien plus que sous Trotski et Staline. Trump aux EUA, Raoult, Peronne, Henrion-Caude, Fouché et les autres médecins ou les lanceurs d’alerte, avocats et medias non-alignés seront jugés. On obtiendra même des aveux de leurs parts, comme à la vieille époque de l’autocritique publique. Il sera plus facile encore à l’IngSoc de l’oligarchie bancaire de suivre ses mougeons, qu’à la Stasi de suivre les Est-Allemands. Les soumis seront obligés de se conformer aux ordres du Système même s’il leur demande de leur mettre dans les corps des produits dangereux et non suffisamment testes comme les thérapies géniques anti-Grippe-19 lancées fin 2020, sous peine de sortir de la société. On organisera la spontanéité de l’enthousiasme comme déjà l’observait Daniel Halévy au début de l’URSS. Google et le Parlement diront ce qu’est la vérité et l’Histoire. Facebook sait ce qui peut être dit et ce qui est une fausse nouvelle. Le mensonge profond fera régner un chaos informationnel sans limite. Quiconque posera trop de question sera sorti d’un clic d’un groupe, d’un site, la culture du débat et la tolérance n’étant plus que des réalités surannées.

Une bataille historique

Seulement, Trump n’est pas seul. Il a le peuple avec lui, les millions qui ont voté pour lui – des vrais gens et non pas des morts ou des fantômes comme pour momie Biden – et quelques media avec lui comme Newsmax ou tout un écosystème de sites libres qui ont vu le jour pour lutter contre l’hégémonie des GAFAM. Cela dit, à la tête de la pyramide, il est assez isolé.

Trump est face à l’Histoire. Sans doute l’armée devra-t-elle mettre fin à ce régime pourri que Trump a mis à jour en le poussant à se montrer sous son grand jour, là où J.F. Kennedy n’avait pu que l’évoquer. S’il perd, le temps des héros solitaires aura commencé vraiment ; il y aurait peu d’autres héros pour les soutenir. Défaits et poursuivis par un Système sans garde-fou, sans limites, aidé par la complicité passive de tous les mougeons, ils seront pauvres, sales et délaissés, méprisant leur ex-compatriotes et leur soumission, mais criblés d’un sentiment de dégoût et de haine. C’est le grand temps de la lâcheté et de la soumission qui s’ouvrirait. Le temps où les gens qui refusent de vivre sous la domination des « dieux » de Harari et de leurs robots, vivraient dans les marges des villes, comme des Amish. Peut-être que, négligemment, on balancerait quelques insecticides sur les marginaux, contre lesquels ils n’auront pas été vacciné, s’ils paraissent trop heureux et pourraient faire douter les crétins des villes, entre deux peurs, entre deux minutes de la rage, entre deux pornos dégradants et des publicités qui rendent désireux sans limites de choses toujours plus viles.

Trump a été pendant quatre ans le héraut vaillant et populaire de la dignité des Nord-Américains du pays réel – le monde virtuel en aura fait sa victime exemplaire sur les nouvelles guillotines du 21ème siècle. Alors qu’il n’aura commencé aucune guerre sous son mandat et terminé rapidement des épisodes comme Daesh ou la guerre en Syrie, et rapatrié des troupes d’Afghanistan, les falsificateurs de l’Histoire doivent déjà préparer leur biographie bidonnée sur Wikipedia où il sera présenté comme un séditieux qui voulut empêcher la démocratie valeureuse de se sauver de son emprise, après l’étourdie méprise des étasuniens en 2016…

Si Trump perd, l’Occident tombe pour quelques décennies de totalitarisme infiniment plus puissant que ceux du 20e siècle. Une nouvelle étape de la révolution de la banque commencerait, qui risquerait de ringardiser 1789 et la révolution culturelle chinoise en violence psychologique et mensonges, mais en douceur et moult bisous.

Trump ne doit pas perdre. Il ne perdra pas.

Photo d’entête : “Crab light display” par Michelle Lee

Notes

  1. On dit aussi de manière assez générique l’« état profond » ou le Système.
  2. Qui suit une version QAnon non-délirante.
  3. Nom aussi usurpé qu’un type violent et manipulateur qui se fait nommer antifasciste…
  4. Sans doute objet de chantage de la part des Chinois, donc auprès du père aussi, ce qui est d’une importance grave pour le pays.
  5. Nos fameux dits « antifas », dits « progressistes »…
  6. Twitter mettait déjà sous ses tweets un message d’avertissement au lecteur, auparavant : pour Mark Dorsey et les siens, il est autorisé de tricher aux élections, mais le dénoncer est préjudiciable pour la démocratie. Ou l’inversion totale des valeurs.

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