Présentation du culte holocaustique

Plusieurs personnes dont Jérôme Bourbon – et dans une moindre mesure des gens comme Monsieur K., Antoine Martin, Laurent Guyénot ou Georges Corm développent une très intéressante réflexion sur la théologie shoatique ou culte holocaustique.

Georges Corm, dans son Orient-Occident, La fracture imaginaire de 2002, comprenait déjà tout ce qu’un nouvel holocauste de Nord-Américains, celui du 11 septembre 2001 à Nouvelle York, avait permis aux Sionistes évangéliques et juifs en leur offrant le prétexte de guerres dites ‘justes’, consistant à aller nettoyer la région limitrophe d’Israël et permettre l’avènement du Grand Israël. Et, donc, remontant six décennies avant le sacrifice de 5000 individus, Corm comprenait que le martyr des Juifs sous le Golem Hitler avait permis le retour à Sion. Et débuté un culte d’un nouvel ordre :

Georges Corm, Orient-Occident, la fracture imaginaire

Dans une démarche inconsciente, mais totalement inspirée de la théologie chrétienne et du mythe de l’incarnation de Dieu, l’Holocauste est « transsubstantié » dans la création de l’Etat d’Israël, Etat des juifs. Les souffrances extrêmes subies par les communautés juives d’Europes sous le nazisme sont hypostasiées dans la création « miraculeuse » d’un Etat, enfin protecteur, après des siècles de déshérence – tout comme la souffrance de l’humanité a amené Dieu, dans sa miséricorde, à envoyer son Fils sur Terre. Peu importe que le judaïsme orthodoxe ne partage point l’enthousiasme de ce retour en terre promise, condamne l’Etat comme un Etat impie, tente de s’opposer au sionisme qui le préconise ; l’enthousiasme anglais, puis américain, sur fond d’Ancien Testament, permet ce « miracle » des temps modernes. […]

Par l’appui inconditionnel à Israël, l’Occident se croit aussi sauvé de ses vieux démons irrationnels et de l’antisémitisme chrétien qui a fait des juifs l’obstacle au salut de l’humanité, le témoignage d’une perversité de certains hommes qui s’obstinaient à refuser le salut et la bonne nouvelle. Ces hommes-là, désormais, ne sont pas les juifs, qui auront dû à tort expier l’irrationalité de l’Occident. La culture de l’Holocauste a pour objectif d’exorciser cette irrationalité, de montrer que l’Occident en est guéri.

Georges Corm, Orient-Occident, La fracture imaginaire [2002]; La découverte, 2005, p. 118-119.

Laurent Guyénot notait dans son livre du Yahvisme au sionisme publié chez Kontre Kulture :

Le culte incantatoire du Génocide, rebaptisé Holocauste puis Shoah, élaboré à partir des années 1960, participe de la même stratégie double. On pourrait parler d’une forme de cannibalisation des morts, si les morts étaient vraiment au centre de ce culte : mais il n’en est rien, seuls leur nombre et le pouvoir qu’il confère importent. […] Le peuple juif ne se détermine plus comme le peuple élu mais comme le peuple exterminé. “La religion juive est morte, voici cela deux siècles. Aujourd’hui, plus rien n’unifie les Juifs du monde entier, mis à part l’Holocauste”, constatait en 2005 Yeshayahou Leibowitz, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem. Si la Shoah a supplanté Yahvé comme nouveau dieu d’Israël c’est au fond parce que sa fonction première est la même (…) : divise[r] l’humanité (occidentale) en deux : un peuple élu de victimes, et le reste des hommes, virtuellement coupables.
La Shoah, (…) échappe à l’histoire pour rejoindre la catégorie du mythe, c’est pourquoi “elle n’est pas à la portée des historiens” [Henri Bulawko]. […] Shoah est éternelle, (…) “elle continue tout le temps”, déclare Benzion Netanyahu. Comme Yahvé (…) Shoah est un dieu jaloux : aux Ukrainiens qui voudraient commémorer Holodomor (7 millions de morts par famine organisée en 1932-33), le président Shimon Peres conseille, lors d’une visite à Kiev en novembre 2010 : “Oubliez l’histoire”.
La sacralisation de la Shoah et sa liturgie médiatique remplit deux fonctions complémentaires : la culpabilités chez les Gentils, la peur chez les Juifs. Par la culpabilité, on maintient les Gentils en respect et on neutralise toutes leurs critiques en les faisant passer pour des chambres à gaz en puissance. Par la peur, on maintient la communauté juive sous contrôle et on renforce sa loyauté envers Israël, vu comme une ‘police d’assurance’, une forteresse (de préférence bien armée) où se retrancher en cas de menace.

Laurent Guyénot, Du Yahvisme au sionisme [2016], p. 392-393.

Jérôme Bourbon développait quant à lui, cette idée dont la première occurence en vidéo que je connaisse date de l’automne 2018, à l’occasion du décès de l’historien Robert Faurisson :

Entretien mensuel de Rivarol d’automne 2018

Puis, en juin 2019, à l’occasion du lynchage médiatique d’Etienne Chouard, suite à son passage à la question sur les chambres à gaz dans le Media assimilé à La France Insoumise :

« Repentance obligatoire matin, midi et Chouard ! » – actualité de fin juin 2019

Troisième occurence, dans la deuxième partie (partie magazine) du numéro 9 de l’émission “Pourquoi tant de haine ?”, diffusée sur ERTV, où Monsieur K., Jérôme Bourbon et Antoine Martin développent une réflexion intéressante sur le rôle central de la Shoah dans l’Europe actuelle (voire l’Occident).

Dans ces émissions, Jérôme Bourbon parle de « contre-religion » (ou « religion de substitution ») holocautistique / shoatique (cf. dès 0:24:19) née au procès-spectacle de Nuremberg et le pré-Nouvel Ordre Mondial qu’il début, et qui a :

  • ses martyrs : les fameux 6 millions
  • ses saints : les Justes récompensés à Yad-Vashem
  • ses miraculés : les rescapés
  • ses reliques, ses temples : musée de la Shoah, de la mémoire, etc.
  • une hagiographie : les livres d’Elie Wiesel, Primo Lévy (ad nauseam)…
  • ses commémorations un peu partout et tout le temps
  • ses pèlerinages et ses processions dans les camps de concentration, sur les mémoriaux qui poussent comme des champignons
  • son catéchisme fixé par (le concile de) sa loi contre le blasphème : la loi Fabius-Gayssot en France et les équivalents dans 30 pays
  • sa mémoire assenée dans les écoles et les media
  • ses aumônes (financières) à faire : les sempiternelles réparations « pendant cent ans encore » (voire sans fin)
  • sa sainte Inquisition : la LICRA, l’UEJF, l’AIPAC, etc. et 25 autres micro-associations tribales expertes ès extortion de fonds aux tribunaux de la république judéo-franc-maçonne
  • ses tribunaux : la 17ème Chambre de la république antifrançaise
  • son Paradis et sa Cité Sainte : Israël et Jérusalem
  • ses mécréants : les historiens sérieux dits révisionnistes qui ne se contentent pas de regarder ce que décrète le Parlement en matière d’Histoire, et les catholiques qui rappellent que les Juifs sont déicides et en appellent à leur conversion (théologie de la substitution)

Mais c’est surtout une grande régression juive qui retourne à l’état pré-christique et une inversion du catholicisme : à l’amour elle oppose la haine, à la vérité elle oppose le mensonge, au pardon elle oppose à la persécution sans prescription et la vengeance talmudique, au respect des anciens la traque des vieillards, à l’esprit de pauvreté l’appât du gain, et met le dolorisme et la pleurniche sur un piédestal…

D’un ersatz de Christianisme à un Nouvelancien Testament horizontal

Selon eux, le culte de la Shoah (ou de l’Holocauste) est devenu le nouveau mystère d’une religion post-chrétienne qui domine actuellement les esprits de nos contemporains, diffusé matin-midi et soir par les media oligarchiques, les politiciens et l’Education maçonne. Cette religion post-chrétienne s’inscrit bien dans le noachisme mis en place par les putschistes de 1789, en France, et leur religion verticale des Droits de l’Homme. Ceux-ci, présentés comme un nouveau Décalogue (universel mais pour les Goyim), étaient encore accompagnés d’une vague idée théiste, avec le culte de l’Etre Suprême1. Or, le culte holocaustique ou shoatique est un culte sans Dieu, puisque Dieu ne s’est pas manifesté pendant le massacre dans les années 1940, ou qu’il est condamné pour s’être tu.

Ce sera dès lors une religion au Dieu absent.

D’une part, c’est une religion de haine où le martyr des Juifs remplace le meurtre de Jésus, Auschwitz devant effacer et remplacer le Golgotha, tout comme la Shoah est le nouveau péché originel que les goyim ne pourront jamais expier. Dans la théologie shoatique, comme dans la Kabbale lourianique, Dieu s’est retiré du monde, attend que les Juifs lui préparent le terrain, reconstruisent le Temple de Salomon (le Troisième Temple)2 et dominent le monde depuis Jérusalem. Seul le retour du messie des Juifs, ce peuple-prêtre et intercesseur collectif entre Dieu et les autres, à la fin des temps, pourra laver la faute commise entre 1942-1945 à l’aune d’un ordre introuvable, comme si tous les Allemands avaient entendus depuis les Nuées, qu’ils devaient sacrifier des familles entières pour qu’Israël puisse renaître.

Ainsi, le culte shoatique est comme le Nouveau Testament de la religion noachique des Droits de l’Homme, mais ce Nouveau Testament inverse la relation des deux Testaments dans le Christianisme. Là où le Nouveau substituait l’amour, la grâce et l’universalisme aux génocides et massacres, à la froide et dure loi, ainsi qu’au tribalisme féroce de l’Ancien Testament, ce Nouveau / Ancien ou Nouvelancien Testament droit-de-l’hommiste (ou shoatique) régresse au monde de l’esclavage pour dette morale inexpugnable, dans la colère, la haine et la repentance éternelle envers le peuple martyrisé. Là où Dieu avait offert son Fils unique, Jésus, pour laver l’Homme du péché d’Adam et Eve, Auschwitz doit salir l’Occident (et l’humanité ?) sans rémission et sans pardon. Tout en autorisant toutes les violences de la part du peuple-victime devenu peuple-bourreau (mais avec un chèque en blanc laissé par Hitler), et d’une espèce bien pire que ses propres persécuteurs puisque le temps de sa domination arrive au moment du contrôle de l’Internet, de la bombe atomique, de la guerre bactériologique, du drone, du robot-tueur, bref, de tous ces outils actuels qui peuvent faire passer la Stasi, le KGB ou les SS pour des petits amateurs de province, et qui rend jaloux tous les César, Attila ou Hannibal de l’Histoire. Le culte shoatique au service d’une Israël vengeuse, a lieu au moment où les Plaies d’Egypte décrites dans la Torah / Pentateuque, peuvent être décuplées au centuple et où, d’ailleurs, certains apôtres de la haine ne se privent pas de nous le souhaiter, en même temps qu’ils préparent la Troisième Guerre Mondiale.

Une religion luciférienne sans limite

D’autre part, c’est le retrait de toute transcendance et l’homme laissé sans limite, qui ouvre la porte au transhumanisme. Ceci, c’est le Juif athée Noah Yuval Harari qui en est le chantre relayé par tous les media oligarchiques avec son diptyque Homo Sapiens / Homo Deus, que nous présentait Michel Drac il y a quelque temps.

Il y a peut-être, d’ailleurs, un plan de direction bicéphale de l’humanité dans la religion shoatique, avec Neom d’où seraient dirigés les Goyim en compagnie des Juifs athées et LGBT notamment ceux de Tel Aviv, pendant que les Lévites et les Cohen resteraient dans une Jérusalem puritaine, à dialoguer directement avec le Machia’h.

Photo d’entête : “buna-monowitz-auschwitz” par Jon Evans.

Notes

  1. Version goye de l’En Sof de la Kabbale, comme le montre bien Pierre Hillard dans son diptyque sur le mondialisme.
  2. Celui que les Francs-maçons appellent d’Hiram, mais Hiram est juste l’architecte du temple, et ils disent bien ainsi qui ils sont, les aides de l’architecte qui doit reconstruire le Temple pour le Peuple Elu, et les kapos du système de domination communautaire.

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