Moix, deux placards en un (bon) coup

Yann Moix, qui a connu quelques déboires ces derniers jours1, va sans doute servir d’exemple.

D’une part, les Sayanim BHL et Enthoven I auront réussi un joli coup – il faut reconnaître au Diable la qualité de sa perversité quand on la constate en direct. Non seulement ils se seront débarrassé d’un type qui n’avait plus aucun intérêt pour eux, aux livres si nuls et si vides que l’auteur devait aller faire les fonds de tiroir, finalement sans la carrure pour incarner un nouveau Sartre allant défendre à Calais les immigrés et autres malheureux importés par Soros et dont les pays ont été brisés par les Hindous BHL et Fabius (tiens, mais ils sont partout !) et humilié par ses deux ans de télévision dans l’émission On n’est pas couchés, où il peinait à n’être mieux que l’ombre d’un Zemmour ou d’un Naulleau. Mais BHL l’aura fait sans en prendre la responsabilité, laissant la vindicte populaire placardiser le nullos, dont personne ne pleurera la disparition du Paysage Audiovisuel Israélo-Français. Au contraire, en plus de jouer les Pilate, il aura même eu le loisir de jouer les Jésus, tendant la joue gauche à celui qui l’insultait naguère et lui accordant son pardon miséricordieux. Il lui aura juste manqué de jouer la mère juive éplorée et voilà enfin non seulement ses talents d’acteur reconnus après les échecs patents de ses deux pièces narcissiques et minables Hôtel Europa et Looking for Europe, mais sa frustration de ne pas être chrétien aura été assouvie.2 Rappelons que le pitre prétendait naguère avoir les stigmates du Christ aux poignets et saigner de temps en temps de manière miraculeuse, avant d’aller jouer les prophètes musulmans en Libye, cf. sa bande annonce du Serment de Tobrouk, qui est à hurler de rire, et à pleurer quand on sait que ce précipité de sang, de mensonges et de prétention est passé à Cannes. Voilà donc qu’il accorde le pardon et l’absolution à son petit protégé, ce qui ne lui coûte rien, puisque c’est d’une part la famille de l’auteur qui va porter les coups, puis ce sont d’autres soldats romains dirigés par d’autres de ses petits copains, qui vont placarder le Goy, celui qui a cru pouvoir prendre à revers ce qui n’est autre que le vieux Sanhédrin malsain des Evangiles, sous le masque de Bernard Commedia dell’arte Henry. De son côté Enthoven I déclarait que « le défi de Moix » serait de rester un écrivain lu et fréquentable », rajoutant que c’était « le système » qui allait « décider de son sort ». Puis : « cette polémique et l’opprobre qui pèsent sur lui… C’est du lourd, quand même. »3. En gros, c’est “nous avons créé un système de terreur, nous allons voir s’il fonctionne sans intervention de notre part (vivement les lynchages ostentatoires de nouveaux petits Goyim zélés et candidats à la place du déchu), mais ce ne sera pas de notre faute si Moix est mis au placard. En fait, le succès de toute cette antiélite est si artificiel qu’il suffit d’arrêter de porter aux nues pour que les baudruches disparaissent… rien de plus facile que de dégonfler le vide.

Bref, ciao le mégalo qui pourra aller se faire foutre, lire Lévinas et se prendre pour Benny Lévy faute d’avoir été Sartre et ils auront peut-être une petite place pour lui en Palestine occupée entre le camp de concentration de Gaza et les Juifs noirs qu’ils persécutent à Haïfa.

BHL, frustré de ne pas être chrétien, ayant son petit frisson de pardon christique dans Le Point du 1er septembre 2019

D’autre part, l’ensemble de la crifouille aura passé un message à tous les Français tentés de se rebeller. Voilà ce qui arrive à quiconque défie l’autorité des Intouchables, même lorsque vous croyez être protégé par les plus importants des bras de la pieuvre, voilà le glaive qui peut s’abattre sur n’importe qui et à n’importe quel moment (on parle quand même, dans le cas de Moix, de faits qui ont trente ans, et qui relèvent de la connerie rigolarde de jeune, sans aucune conséquence). Et c’est là qu’il faut bien voir le moment auquel tombe le couperet. Yann Moix savait très bien qu’il avait cette épée de Damoclès au-dessus de lui. La dissidence savait qui était Moix, c’est-à-dire les gens qui écoutent Alain Soral, Paul-Eric Blanrue ou Dieudonné, et ce dès 2012. Moix aurait très bien pu, lors d’une de ses conférences avec son mentor et maître sur l’antisémitisme, ou surfant sur la vague de son succès lors du succès au Prix Renaudot obtenu pour lui par ses petits copains, faire une révélation qu’il aurait transformer en moment pédagogique et œuvre de contrition sincère. Il aurait pu écrire sur ce sujet, plutôt que d’aller chercher des noises à sa famille, et montrer sa mue magique sous les yeux éberlués des petits Français, étonnés de voir qu’un ex-Nazi4 féroce et sanguinaire eût pu devenir l’ami d’un Nazisraélien de combat, bref, changer de camp sans changer vraiment de mode de pensée.5 Pourquoi ne l’a donc t-il pas fait à l’occasion propice ? On peut reprocher sa nullité littéraire à l’homme, ses questions pompeuses qui montraient plus sa fatuité d’arriviste que son réel talent oratoire ou ses provocations tellement voyantes qu’elles en devenaient des appels à l’aide pathétiques, mais pas d’être idiot.

Or que se passe-t-il avec Moix, contrairement aux autres rhinocérisés, Dieudonné, Filoche ou Chouard ? Ayant reçu le pardon de BHL, étant donc protégé par un parrain et un membre de la tribu régnante, la LICRA montre bien ostensiblement aux Goyim l’étendue de son pouvoir en tweetant :

Yann Moix s’est vautré dans la boue de la haine des juifs. Voilà qui devrait l’inviter à la discrétion, à la méditation et à la retenue en pensant aux condamnations judiciaires auxquelles il a échappé.

Kalifat tient ostensiblement Manu le minus (ou Pantin d’Attali n°5) au dîner du CRIF 2019

Yann Moix peut donc être accroché à la croix sur le mont Golgotha parisien, bien haut pour que tout le monde le voie bien. Ainsi, comme le rappelait Jérôme Bourbon, rédacteur en chef de Rivarol, les lois étant tellement floues et laissées à l’appréciation des juges à la neutralité plus que discutable, un “antisémite” ce n’est pas quelqu’un qui déteste les Juifs mais quiconque déplait au pouvoir du sionisme organisé et conquérant. Est (potentiellement) condamné quiconque ne se soumet pas, et quand le Sanhédrin le veut. Et, après avoir montré la main de la proie Manu le minable tenue par celle de M. Kalifat lors du dîner de prosternation du Conseil Représentatif des Institutions de France (CRIF), celui placarde donc sur les parvis des églises que c’est lui qui a le pouvoir de gracier, roi de l’époque, régnant sur les ruines fumantes du Royaume que les ancêtres ont réussi à conquérir grâce à la complicité des bourgeois, des Francs-maçons et de nombreux de leur tribu mis en place peu à peu aux places où ils pouvaient servir à diriger dans l’Etat profond.

Mozinor défend l’atmosphère…

Moix est donc le couillon-témoin.6 Il fallait donc, dans le personnage moixo-faustien, que le petit rien monte tout en haut, qu’il commette la faute propice à ce qu’il soit tué par les siens, pour que ses maîtres puissent s’en servir d’outil pédagogique et le dégagent sans avoir l’air de le faire, en une triangulation typique, prétendant même l’aider comme ils peuvent. Hypocrisie que tout le monde aura comprise mais qui doit faire réfléchir tous les étourdis qui ignoreraient l’identité des maîtres du jeu.

Manque de bol pour eux, on se fiche de Moix avec qui on ne se sent pas de fraternité7, on est bien décidé à reprendre le gilet jaune, l’étendard aux lys jaunes et faire renaître le royaume où leurs petites magouilles crapuleuses n’avaient pas cours. Cette belle France de Saint-Louis dont Moshe Zemmour n’arrivera pas à nous faire croire – c’est trop bête pour faire douter quiconque – qu’il était de la race des saigneurs du peuple.

Bonus : une pensée tristement vraie de Paul Dasalmand

Aujourd’hui, un grand écrivain ne pourrait plus du tout se faire publier en France. Vers 1990, la haute finance a fait main basse sur toutes les grandes maisons, et les multinationales ont éliminé les dernières petites maisons indépendantes. Ils ne publient que du pistonné, il n’y a plus de comité de lecture pour détecter les génies littéraires, et d’ailleurs les grands auteurs ne les intéressent pas. Ils veulent soit du sensationnel, soit du politiquement correct. Donc, en gros, de la merde. Et le jeu de l’offre et de la demande n’existe plus. L’offre est imposée et c’est au lectorat de s’adapter. D’ailleurs, je ne sais pas s’il y a un rapport, mais les statistiques montrent qu’il n’y a presque plus que des lectrices pour les ouvrages qui sortent. Les hommes relisent les classiques, mais ne lisent plus les nouveautés. Nouveautés, d’ailleurs, qui vont à 80% au pilon. C’est la dictature des tuyaux. On peut dire, en somme, que la littérature, en France, c’est fini. On n’a plus d’éditeurs intelligents, plus de lecteurs intelligents… Si Paul Valéry ou Anatole France essayaient de publier quelque chose aujourd’hui, il faudrait qu’ils le fassent sur un blog gratuit. Et encore! Ils auraient sûrement des problèmes avec la Justice pour dérogation à la pensée unique !

Paul Dasalmand

Photo d’entête : « Au coin » par tang delam.

Notes

  1. Rappel pour les gens qui auront oublié tout ça dans trois mois : l’écrivaillon surquoté connu pour son style ampoulé qu’il met au service de la vacuité littéraire, commençait la promotion de son livre Orléans, où il déballait sa jeunesse à un public qui n’était pas loin de n’en avoir rien à foutre. Sans doute sa copine de plateau télé, Christine Angot (dite la Crétine Dingo dans le pays réel), qui a fait carrière avec la narration de ses fesses, son inceste subi et le parcours bien rond de son nombril (dont personne n’a à carrer) lui aura conseillé de faire les poubelles de sa vie, c’est comme le viagra de l’inspiration. Tout ça s’appelle autofiction, c’est vendu comme un roman, personne ne comprend à quel moment c’est intéressant, mais comme tous les médias suce-boules vous répètent que c’est très bien, vous doutez de votre jugement et finissez tout de même par l’acheter un jour. Dans son dernier bouquin 2019 (depuis quand a-t-on quelque chose à dire tous les ans en septembre : les auteurs annuels sont soit des vendeurs d’excréments mis en forme à la va-vite, soit ont un écrivain de l’ombre…), le scribouilleur à la verve douteuse, pleurnichait sur son sort, et sans doute qu’il avait retenu les leçons de Claude Sarraute quand elle rappelait à une Arménienne comment avec un bon coup de main bien ferme et constant, on peut pressurer une catastrophe jusqu’à en tirer un bon jus rémunérateur avec une rente morale sans limite de consommation ; il suffit de recharger la machine avec un peu de larmes et la musique repart, certains groupes ont trouvé la corne d’abondance. Bref, le petit goy appliqué, flagorneur et ambitieux, narrait donc comment sa famille n’avait pas été très gentille avec le mioche qu’il était, celle-ci de répliquer derechef que tout ceci n’était que calomnie et inversion accusatoire* puisque c’était lui, le grand frère Moix, qui s’était comporté comme un petit capo méchant et jaloux de son petit frère, le traitant avec une cruauté de tortionnaire méticuleux et rageur. En gros. On n’est pas à un détail près dans cette histoire de famille. A un moment, dans la bagarre, quelqu’un rappelle que le jeune Yann Moix avait dessiné, écrit et vendu un petit fanzine appelé Ushoahoïa où il chiait avec plaisir sur l’odieuse loi Fabius-Gayssot, traitait son futur maître botulesque de tous les noms (que la décence ne nous permet pas de rappeler), et se faisait joyeusement compagnon de lutte de Robert Faurisson. Voilà en gros, gras, bête et méchant.
    * Il apprenait vite le petit Faust de la rue des Saint-Pères**
    ** Oh ! J’ai mis une note de note dans la note : vite un Prix Nobel de littérature, pour mon « jeu formel qui repousse les limites conventionnelles de la textualité moderne » ! (Pitres de romanciers, d’éditeurs idiots et de lecteurs impressionnables !)
  2. Rappelons à l’agent du Mossad et cinquième colonne d’Israël en France, que le Christianisme n’étant pas, elle, une religion raciste, il peut, comme sa sœur, se convertir. Il voit bien que les plus belles figures humaines sont chrétiennes et que le monde juif n’a pas de ses individus mus par la bonté et la grâce ; il sent bien au fond de lui qu’il voudrait faire le bien. Pourquoi s’entête-t-il ? Est-il tenu ?
  3. Ariane Chemin et Laurent Telo, « Ces heures où Yann Moix a tenté de rester fréquentable », Le Monde du 31 août 2019, lu pour nous par Egalité et Réconciliation
  4. Je ne dis pas que Moix était Nazi, je dis que dans les cerveaux remplis – par la Déséducation Franc-maçonne et la télévision des amis de BHL – de niaiseries et de manichéismes grossiers, ils l’auraient vu comme ça.
  5. Cf. notre bon Docteur Mandelbrod, des Bienveillantes, nous rappelant pourquoi Nazisme et Sionisme sont des idéologies jumelles, à moins que Hitler n’ait été un Golem.
  6. Ce faisant, il est l’équivalent inversé de Serge Gainsbourg. Je me souviens du film de Joann Sfar, Gainsbourg (Vie héroïque) en 2010. J’ignorais la judaïté du ‘chanteur’ alcoolique et laid, qui pour moi n’était qu’un petit parolier qui s’était perdu rapidement dans des petites conneries adolescentes, sans doute aidé par des producteurs complaisants (je ne comprenais pas pourquoi, alors). Or dans le film de Sfar, la judaïté de Gainsbourg était symbolisée et extériorisée en une poupée qui nous était collée devant le nez à longueur de film, en même temps que le réalisateur prenait le soin de nous montrer la beauté européennes des filles que se tapait ce toccard sans voix et sans écriture. Je ne compris que plus tard, notamment en faisant le lien avec le film Un fauteuil pour deux, que le film de Sfar servait surtout à montrer aux Goyim comment le plus médiocre des juifs peut se faire toutes les shiksas qu’il veut, si tel est le bon vouloir de l’industrie tribale du spectacle… On a là, entre la descente de Moix et la brocardisation de Gainsbourg, un exemple parfait du double chemin que peut prendre un individu quand les puissants le décident.
  7. Qu’il aille devenir juif avec Dany Boon, ils pourront même faire des films ensemble, Cinéman 2 ou Les Ch’ti 34, ça nous est bien égal. Qu’il rampe devant Enthoven et le petit marquis ridicule Botul. Qu’il aille baiser des Coréennes orphelines. Qu’il fasse d’un chien qui passe son père. Qu’il fasse ce qu’il veut. On s’en fiche autant qu’avant.

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