“L.A. Devotee” de Panic! at the disco : lavage de cerveau sataniste, mode d’emploi

En marge de l’article consacré à la divulgation du satanisme dans les clips de Panic! at the disco, groupe à la musique mille fois entendue et dont le chanteur a un petit minois sans doute apte à faire mouiller les minettes, je voulais consacrer un article entier au clip de “L.A. Devotee” qui montre presque de manière documentaire, à peine romancée, le rapt et le lavage de cerveau d’un jeune enfant, afin de le former au satanisme et d’en faire un initié, un nouveau dévot de Los Angeles, c’est-à-dire un esclave sexuel, un être dissocié puis un ‘maître’ qui devra reproduire les sévices à son tour. Et c’est tout ce que montre ce clip, sans détours ni métaphores :

Le clip officiel de la chanson

Les paroles :

Tu as deux yeux noirs d’aimer trop fort 
You got two black eyes from loving too hard 
Et une voiture noire qui correspond à ton âme la plus noire 
And a black car that matches your blackest soul 
Je ne te changerais pas, oh 
I wouldn’t change ya, oh 
Je n’essaierais jamais de te faire partir, non 
Wouldn’t ever try to make you leave, no 
Oh, la côte du néon était ton signe 
Oh, the neon coast was your sign 
Et le vent du Midwest avec la hausse des Poissons 
And the Midwest wind with Pisces rising 
Je ne te changerais pas, oh 
I wouldn’t change ya, oh 
Je n’essaierais jamais de te faire partir, non 
Wouldn’t ever try to make you leave, no 
Des palmiers statiques fondent votre ambiance 
Static palms melt your vibe 
Chuchotements de minuit
Midnight whisperings
La magie noire de Mulholland Drive 
The black magic of Mulholland Drive 
Piscines sous le ciel du désert 
Swimming pools under desert skies 
Boire du vin blanc à la lumière rougissante 
Drinking white wine in the blushing light 
Juste un autre dévot de LA 
Just another LA Devotee 
Couchers de soleil sur le mauvais oeil 
Sunsets on the evil eye 
Invisible au sanctuaire d’Hollywood 
Invisible to the Hollywood shrine 
Toujours à la recherche d’un peu plus de temps 
Always on the hunt for a little more time 
Juste un autre dévot de LA 
Just another LA Devotee 
Juste un autre, juste un autre, euh oh (3x)
Just another, just another, uh oh 
Juste un autre dévot de LA
Just another LA Devotee

Dévot de Los Angeles / L.A. Devotee

Musicalement, c’est efficace, simple et vendeur. Des chansons que j’ai entendues de Panic! at the disco, c’est la plus écoutable. Ça ressemble tout même beaucoup à « Secoue tout » de Taylor Rapide, la fille jolie insipide qui ressemble à 54 000 autres dans son pays :

On note avec la blondasse magnifiquement fadasse, qu’on commence toujours par présenter l’étoile comme un personnage inoffensif – ici une jolie jeune fille qui fait la sotte, jouant à contre-emploi – puisqu’on passe à des choses plus pernicieuses ensuite, exactement comme c’est fait avec Panic! at the Disco ou dans toutes les productions Disney. Mais Taylor Swift n’est pas le sujet et la musique n’est pas l’essentiel, ici.

En effet, il faut bien voir – ça saute aux yeux – qu’après le conditionnement violent du clip de “This is gospel” [2013] et la transformation du chanteur en démon dans “Emperor’s New Clothes” [2016], c’est un autre petit garçon, lui aussi kidnappé, qui est filmé pendant qu’on lui fait subir des sévices satanistes, avec lavage de cerveau électrochocs1, images subliminales, et ce afin d’en faire un nouveau dévot de L.A.

Dans le fond, l’enlèvement de la jeune fille, ressemble plutôt à ça, du groupe polonais Behemoth (et, attention, c’est très laid) :

Baphomet, “Blow your trumpets, Gabriel”

On note au passage, que les deux groupes ont deux logos à base de triangle, comme symbole ésotérique. C’est un peu la marque de fabrique des groupes de métal, qui jouent avec tous ces symboles satanistes jusqu’au ridicule, c’est moins présent dans les groupe de pop à minettes :

On voit surtout que les deux clips racontent la même histoire, puisqu’il s’agit d’une jeune fille kidnappée qui devient une sorcière et qui, dans le cas de Panic! at the disco, aide ensuite au culte, pour ‘former’ le petit garçon.

Présence de monstres à cornes à cornes, comme il se doit quand on veut représenter Baphomet :

Incrustation d’images subliminales, lors de la conversion / possession. Evidemment c’est bien plus laid chez Baphomet puisque ça s’adresse à un public adulte qui aime se faire peur avec de l’imagerie gothique.2

Mais il y a aussi, uniquement dans le clip de “L.A. Devotee” des images subliminales d’œil qui s’ouvre, version logo :

Version reptile :

Plus glauque encore, des vraies images d’orgies à la Eye Wide Shut, que les organisateurs filment pour faire chanter les convives et que le réalisateur se sera amusé à incruster ici, quelques centièmes de secondes ? D’où viennent ces images ?

Jusqu’à montrer des vrais enfants, pris dans des écoles ou des orphelinats (comme ce fut le cas dans l’Yonne) ?

En tout cas, la technique visant à rendre complices les gens en les habituant à regarder ce genre de contenu (et signer tacitement leur accord puisqu’ils ne disent rien), peut sembler fonctionner puisque l’enfant3 chante la chanson commerciale assez facilement, subjugué en regardant des vidéos du chanteur et sa sempiternelle tête à claques.

Celui-ci à la fin, se craque les os pour montrer que le lavage de cerveau et les sévices connus par la petite victime ne font que commencer, et que lui-même va reproduire ce que lui et la petite fille ont connu avant le petit garçon, dans une longue chaine de l’horreur… Et tout comme nous portons des vêtements faits par des esclaves asiatiques ou écrivons cette page sur un ordinateur monté en Chine, tout comme ceux qui regardent de la pornographie sont complices de l’exploitation de femmes et regardent de la souffrance déguisée en plaisir, nous sommes censés aimer cette industrie de la merde de masse, la culture “made in USIsraël”, celle qui est contrôlé par les Weinstein / Epstein de l’ombre, alors qu’elle nous montre explicitement des enlèvements et de la torture d’enfants, si sûre d’avoir gagner qu’elle en devient de plus en plus arrogante. Nous devrions aimer et réclamer ses produits, alors que nous finissons simplement par les accepter à force de nous les voir imposer et faute de ne pas savoir développer une vraie culture faite de beauté et de grandeur, au lieu d’être dans de la compromission de masse.

Pourtant le fond de ce qui manque, c’est encore Baphomet qui nous le montre, en détournant tout ce qu’ils ont de reste de christianisme perdu en eux, écrivant maladroitement des fragments d’une sorte de Bible noire, faute d’avoir le courage d’aller vers Dieu et son Fils. Qui leur manquent :

Tout ce défi à Dieu, en fait, c’est un appel du fond du cœur…

Qu’ils se rassurent, arrivés au bout de leur impasse, le vrai et le beau les attendent : on ne peut pas se nourrir que de fruits excrémentiels. Un moment il faut de la bonne nourriture physique comme spirituelle, pour avancer. Et Brendon Urie, aussi, ainsi que tous les dévots de L. A. et leurs admirateurs inconscients des souffrances dont on les convie à se faire les complices, derrière de la musique sympathoche, y viendront. On ne bâtit rien sur quelque chose qui ne fait que singer et pervertir.

Photo d’entête : “Satanic Mural on the Wall of Mars Bar” par SliceofNYC.

Notes

  1. Images qui ne sont pas sans faire penser à Orange mécanique de Stanley Kubrick.
  2. Où toutes les religions sont représentées.
  3. Le vôtre, votre frère, neveu, ami, tous les crédules qui écoutent cette musiquette, qui se rendent aux concerts des starlettes (au prix de se faire sacrifier comme lors de cette création d’égrégore, celui des concerts d’Ariana Grande ou d’Angel of the Death Metal au Bataclan en 2015 ?) et sont fans jusqu’à rendre un culte à ces individus manipulés et vidés de leurs âmes ?

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