Billie Eilish, l’enfant programmée

Billie Eilish est le pseudonyme d’une jeune fille de 17 ans – fille d’un couple d’acteurs, scénaristes et musiciens, et sœur d’un auteur-compositeur, parait-il connu, Finneas (O’Connell) -, dont on prépare l’opinion à ce qu’elle soit la grande vedette de l’année 2019, dans un processus auto-réalisant typique. Si on en croit Alexandre Lebreton, après avoir signé chez Interscope Records1 en 2016, il semblerait que la fille de la famille ait été sacrifiée sur l’autel du succès et qu’elle soit devenue une esclave MK-Ultra, avant éventuellement de devenir grande prêtresse.

En tout cas, son dernier vidéo-clip en date2, “Bury a friend” (« enterre un ami « ), dont je laisse à Alexandre Lebreton, via la vidéo ci-dessous, le soin de l’analyser, n’ayant rien à rajouter,3 raconte dans un dévoilement exoésotérique, comment elle a vendu son âme au “Diable”, c’est-à-dire à l’industrie musicale.

Billie Eilish, “Bury a friend”
L’analyse du clip par d’Alexandre Lebreton.

Musicalement, cela m’évoque du Massive Attack, avec ses voix rauques qui trainent, sur un rythme lent mais version film d’horreur, avec des cris stridents et des ambiances angoissantes.

Massive Attack, “Babel”
(Tout l’album est sur un faux rythme de la sorte avec des chansons sans vraies fins ; pour la voix, cf. plus bas avec “Splitting the atom”)

Graphiquement, il m’est difficile de ne pas penser à deux clips.

Tout d’abord, celui de Sia, “Chandelier”, qui montre aussi l’histoire d’une enfant dans une maison vide, qui doit boire, qui doit vivre comme si demain n’existait, qui “sent l’amour”, bref. 

Ensuite, à celui du groupe polonais Baphomet, qui raconte en rotant dans un micro et avec une esthétique gothique, la même transformation d’une petite fille/agneau pourchassée en monstre-démon, avec des images violentes dignes, là encore, d’un film d’horreur. Baphomet semble ici prendre du plaisir à cette immolation de l’agneau et l’avènement d’un Antéchrist féminin annoncé par les trompettes de l’Ange Gabriel… [Attention, il s’agit ci-dessous de la version non-adoucie, c’est très laid]

Baphomet, “Blow your trumpets, Gabriel”

Visuel, qui n’est pas sans rappeler là encore, et pour retourner à notre mouton initial, celui de Billie Eilish – enfant mineure, rappelons-le – dans “When the party is over”,4 qui boit un liquide noirâtre et se met à saigner des yeux, dans un costume de folle enchaînée… Est-ce cela que les petites adolescentes prennent pour modèle ou aiment écouter ?

Billie Eilish, “When the party is over”
(Clip qui ne parle pas simplement de mal-être adolescent typique)

Ce qui attend la petite, plus tard

La femme mure et sa piqure de rappel

Ces clips m’ont fait penser, à celui de Massive Attack, encore, groupe que j’aime beaucoup, et je n’ai pu m’empêcher de penser que ce que raconte cette histoire de femme coincée dans un souterrain, n’était autre que la petite Billie devenue adulte et rattrapée par les gens qui l’avaient programmée, c’est-à-dire les mains sorties de nulle part dans le clip de “Bury a friend”. 

Massive Attack – “Voodoo in My Blood”

Le déclenchement intempestif ?

Pour comprendre le déclenchement intempestif, il faut comprendre ce que c’est qu’un candidat mandchou

Kenzo, publicité pour New Fragance
Le morceau est de Sam Spiegel & Ape Drums, “Mutant Brain” (feat. Sasco)

Non, cette publicité ne parle pas simplement d’une jeune femme sexy qui s’ennuie à mourir lors d’un dîner et pète une durite… Le morceau s’appelle cerveau mutant et la pochette contient le même œil que chez Kenzo… difficile de ne pas penser que les trois projets (le flacon du parfum, la publicité et la musique) n’ont pas été pensé dans un même tout.5

Au-delà de Billie Eilish : apprenez à voir

Bonus : Robert del Naja

Je citais Massive Attack puisque la voix rauque de “Bury a Friend” me rappelait les ambiances du groupe anglais, et ai trouvé cette chanson d’Heligoland6 comme la plus proche de celle de Billie Eillish. Or, je ne me souvenais pas que les dessins de Robert del Naja étaient aussi glauques. Du moins je les avais vu sans les voir. Et effectivement ceux-ci sont tous glauques et ressemblent à ceux de Kim Noble, bipolaire notoire dont les tableaux représentent des scènes de torture, de rites glauques, de meurtres, etc.

Or, je m’aperçois que Robert del Naja a été accusé en 2003 d’avoir téléchargé des vidéos pédopornographiques. Il aurait été innocenté, mais quiconque a suivi les affaire Amidlisa ou des enfants de Séverine et Audrey, peut grandement douter de la valeur de la justice en ces affaires.

Lorsqu’on regarde les paroles de la chanson “Splitting the atom” (Diviser/fractionner l’atome), c’est encore plus troublant, et à voir en regarde de cette peinture représentant un individu dont un œil pleure pendant que l’autre parait au beurre noir et sans pupille (comme la petite Billie dans les deux clips), surmonté d’un arc-en-ciel, symbole souvent employé pour représenter la pédophilie (Le magicien d’Oz, Eye Wide Shut) :

Le bébé est né / Le lit était chaud7
Orties et fougères
Le soir il s’étouffe
La bougie qu’il brûle
Ce déguisement recouvre
Mensonges amers
Répéter la blague
Le sens qu’il meurt
Passe-moi un manteau je n’ai pas peur de partir
Je vous tiens au courant
Je sais ce dont tu as/vous avez besoin
Je vais te retourner
Cette belle ville
Et puis vous le croirez quand vos yeux vous tromperont

C’est facile, ne le laisse pas aller
C’est facile, ne le laisse pas aller
C’est facile, ne le laisse pas aller
Ne pas le perdre

(Voix de fantômes, 4 phrases… ) (1:22-1:40)

Il fait plus froid dehors
Votre espace loué
Leur* boite d’ombre et leur* (*“their” pour “they”)
Poursuite en papier
Ça n’arrête jamais
Et nous n’apprendrons jamais
Pas d’espoir sans dope
Le retour sans emploi
Les banquiers ont renfloué
La puissante retraite
Le plaisir ça manque
À la fin de la semaine
Vous le prenez ou partez
Ou ce que vous recevez
À ce que vous recevez
Est le congé d’éternité

C’est facile, ne le laisse pas aller
C’est facile, ne le laisse pas aller
C’est facile, ne le laisse pas aller
Ne le perds pas

Lumière incandescente aux portes
À la ménopause adolescente
En quelques clics vous l’avez, la musique s’arrête
L’aiguille se colle et le penny gouttes
L’été est passé avant que vous sachiez
Les tambours étouffés de l’écoulement implacable
Vous regardez les étoiles qui vous donnent le vertige
Le soleil brûle encore et la poussière va souffler
Les cicatrices de miel, je vais vous garder près
Notre sang est d’or rien à craindre
Nous avons tué le temps et je t’aime cher
Un baiser de vin nous allons disparaître
La dernière des dernières particules
Divisible invisible
La dernière des dernières particules
Divisible invisible

Photo d’entête : “rarezas” par Paula Fernández

  1. La maison de disque de Lady Gaga.
  2. En février 2019
  3. Sinon que Enya comme musique, ce n’est pas très heureux, mais, enfin, c’est un détail.
  4. Chanson beaucoup plus Lanadelreysienne, à la limite de la niaiserie.
  5. Mais je n’ai pas fait de recherches pour voir si l’hypothèse était vérifiée ou non, n’hésitez pas à me dire en commentaire, si vous en savez plus.
  6. Pourquoi ce nom d’album ?, du nom de cet archipel allemand en Mer du Nord.
  7. “The baby was born” ou “The bed it was warm”, je penche tout de même pour le premier.

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