Vu en Savoie, en mai 2019, lors d’un festival de grands résistants tellement dangereux pour le Pouvoir qu’ils organisent leur réunion révolutionnaire en public et dans le maquis de la plus subventionnée légalité, il ne m’a fallu pas plus de quelques secondes de visionnage pour comprendre pourquoi Le char et l’olivier, documentaire de Roland Nurier, serait un petit pétard mouillé inutile et dérisoire à sa sortie, en novembre de la même année.

En effet, dès lors qu’apparaît à l’écran un Indien d’Amérique du Nord et que l’amalgame entre le massacre des ethnies nord-américaines et le nettoyage ethnique rêvé par les Sionistes en Palestine est mis en place – souligné trois fois au fluo jaune surbrillant pour que même le bailleur étourdi du fond de la salle comprenne bien l’angle d’approche –, on pressent que le film va rater l’essentiel. Un peu plus tard, l’Afrique du Sud est conviée, comme si le Juif n’était qu’un blanc1 Européen colonisateur comme un autre, ce qui est un non-sens évident. Ce faisant le réalisateur ne fait aucun mystère de ses intentions : en bon blanc Français choqué par ce qu’il a vu à Gaza et vaguement honteux de ce qu’ont réalisé les Européens ces derniers siècles dans le monde moins technologiquement avancé qu’eux, il a pris sa caméra pour mettre en images ce qui au final n’est rien de plus qu’un article Wikipedia “Conflit israélo-palestinien” de bonne qualité, expliquant aux plus fainéants de ses amis humanistes français qui n’aiment pas lire, ce qui se passe en Palestine depuis le début du XXe siècle avec une forte accélération depuis 1947. Pourquoi depuis 1947 ? Parce qu’entre 1933 et 1945, s’est passé quelque chose en Allemagne (puis dans toute l’Europe) qui donne un indice que le Juif sioniste n’est pas qu’un rejeton du colonialisme ou du nationalisme du XIXème siècle (né autour de Theodor Herzl à Bâle en 1897, mais arrivé avec des décennies de retard par rapport aux impérialismes français et anglais), mais qu’il y a une dimension supplémentaire.2

La bande-annonce du documentaire Le char et l’olivier

Une approche “humanitaire”

On imagine donc assez bien Roland Nurier comme le personnage de Sorj Chalendon dans Le Quatrième mur, qui découvre l’horreur d’un pays à laquelle il n’était pas prêt et dont il n’est pas tout à revenu. Sauf que là, camarade Roland ce n’est pas du théâtre qu’il veut faire, mais témoigner avec sa caméra du traitement indigne des Palestiniens par les occupants. A quoi doit aboutir cette conscientisation ? On ne sait pas trop : sans doute des pétitions dont les gouvernements nazisraéliens n’entendront jamais parler, assurément un boycott plus que compliqué à mettre en place pour maintes raisons, peut-être du théâtre engagé destiné à donner du boulot à des amis intermittents du spectacle qui en ont marre de passer leur journée à regarder Usul et Aude Lancelin, et dont le public sera d’autres artistes engagés qui eux-mêmes ne sont suivis que par un petit cercle fermé qui ne survit que par la subvention étatique.3 Sans doute soigne-t-il sa conscience et pourquoi pas – bien malin celui qui peut juger son prochain lorsque celui-ci gère comme il peut sa propre inutilité dans ce vaste monde nous dépassant.

En l’occurrence, ce Lyonnais apparemment assez discret et posé n’est peut-être pas si inutile qu’il devrait l’être. En prenant un soin méticuleux à ne pas voir que le choix d’une terre déjà occupée par des habitants musulmans4 pour y installer des colons ne s’est pas fait par hasard, qui plus est sur ce bout de cailloux sans pétrole, sans position stratégique et à portée de tirs de trois mondes musulmans (ottoman, perse et irakien) divisés entre chiites et sunnites, à ne pas voir non plus que le nom propre ‘Juif’ est polysémique et qu’une de ses trois acceptions fait référence à une (attention, lavez-vous les yeux après avoir lu ce mot si vous êtes de gôôôôôche) religion …il est peut-être utile, après tout. Mais comme idiot. Cela le conduit même à frôler le ridicule puisqu’après un historique plus proche du dessin animé que du documentaire (trop peu d’images d’archives viennent montrer ce qui s’est passé entre 1947 et 1967), alors qu’il part interroger ses amis gauchistes athées qui officient à Politis, Le monde diplomatique ou autres publications qui prennent – comme lui – bien soin, dans le confort de leur belle bibliothèque légitimisante, à ne pas tirer toutes les conséquences de ce qu’ils ont compris pour ne pas s’attirer trop d’ennuis5, ou encore lorsqu’il s’entretient6 avec des leaders Palestiniens, beaucoup de réponses évidentes restent en suspens du fait d’avoir volontairement voulu nier l’aspect religieux de l’installation des Juifs en Palestine et l’aspect messianique du Sionisme. Avec quelques cabrioles, donc, le militant humaniste non-religieux7, s’ingénie à ne pas expliquer pourquoi le Sioniste est venu à …Sion.8 Au passage, M. Nurier ne rappelle pas que Herzl avait un temps pensé à installer son foyer national juif en Argentine9 ou en Afrique… Pourquoi donc sont-ce des Juifs et pas des Roms, des Tsiganes ou des homosexuels qui ont obtenu des Britanniques une terre, alors que les derniers ont aussi été pourchassés par le Troisième Reich ? Pourquoi donc un Rothschild avait-il arraché une promesse pour la Palestine à Balfour, dès 1917, bien avant qu’Hitler apparaisse sur la scène politique et alors même que de nombreux Juifs étaient en Russie pour une révolution eschatologique peut-être fille du Juif Marx ? On allait se demander si la réponse se trouvait dans une collection de livres assez connue, qui a pour nom Torah et qui sert aussi à deux autres religions dont on entend parfois parler, que déjà on a le visage tourné vers ces colons qui agressent les familles, saccagent les oliviers, organisent des check-points humiliants ou coupent l’eau et l’électricité à des populations entières, martyrisées. Le poète palestinien Mahmoud Darwich a tout de même 10 secondes d’écran durant lesquelles il évoque le nom de – on ose ? – Dieu ; alors on voudrait insister : peut-être que les Européens qui ont massacré les Indiens d’Amérique ou les blancs qui se sont installés sur des terres peuplées par des noirs en Afrique, avaient une idéologie raciste qui les poussaient à mépriser ces peuplades jugées inférieures, mais les Juifs, du moins les Séfarades10, ne sont pas si différents physiquement des autres Sémites de Palestine, non ? N’y a-t-il pas, une petite différence rel… déjà nous voilà suivant le récit de la Nakba (la “Shoah” des Palestiniens, leur « catastrophe »), de ses mères qui sont parties avec les clefs de leur maison, pensant rentrer quelques jours après chez elles avec leurs familles et qui sont toujours réfugiées hors de leurs terres volées et nettoyées culturellement par les suprémacistes qui ont détruit les maisons et changé les noms des endroits pour qu’ils soient à jamais méconnaissables. Un Palestinien rappelle qu’Israël, la nation de Ben Gourion, de Moshe Dayan et de Golda Meir11, n’a pas de constitution civile12 et qu’on ne connait pas ses frontières. A chaque fois qu’on va s’approcher du fait (chut !), Nurier dévie, refuse de regarder ces écrits saints qu’il ne saurait voir.

Séance de questions

1er moment : question à Roland Nurier

Ayant donc vu ce documentaire au milieu de courageuses personnes décidées à sauver la Terre, la Lune et l’univers, du haut de leur science incapable de tenir un plan quinquennal dans un pays, qui aiment les animaux parfois plus que les humains et dont les femmes se laissent pousser les poils pour montrer leur liberté d’être ce qu’elles sont13, bref des gentils qui ont la gentillesse de nettoyer derrière eux lorsqu’ils se masturbent l’héroïsme en groupe et qui ont transformé le mouvement révolutionnaire des gilets jaunes en annexe tardive de Nuit debout ou en petit écho des Indignés (qu’ils l’ont donc tué en en faisant une nouvelle farce et attrapes comme ils aiment), je me suis osé à un truc fou lors de la séance de questions/réponses : citer la Genèse, ce petit texte traduit en plus d’une centaine de langues depuis des décennies, et leur rappeler qu’un Dieu appelé Yahvé avait élu un peuple14 et

en ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram, et dit: Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate

Genèse 15:18

Alors que mon rôle était de poser des questions, j’avais au contraire la réponse à la question des frontières d’Israël (dans version aussi appelée le Grand Israël) et que je pouvais donc régler une des énigmes du documentaire, en émettant même l’hypothèse que, taquins, les Sionistes avaient affiché ces frontières en gros bleu qui coule sur leur drapeau national, juste sous ton nez, assez gros pour que tu ne le voies pas ou t’obliger à te ridiculiser quand tu galères pour faire semblant de ne pas le voir. J’en profitai pour apprendre au réalisateur dont la caméra avait été aimanté par l’atrocité de Gaza, qu’il y avait aussi une histoire de Troisième Temple Jérusalem, à construire en lieu et place de la Mosquée Al-Aqsa, que des autorités r.eligi… (chuuuut, il ne faut pas prononcer le nom !) avaient même montré les plans à l’Évangéliste sioniste chrétien de combat Donald Trump, et plus récemment la maquette à l’Évangéliste sioniste chrétien de combat Jair Bolsonaro, pendant qu’on nous prépare15 à une guerre contre l’Iran chiite face aux sionistes, aux évangélistes et aux wahhabites (voire à la Troisième guerre mondiale), et ce dès 1994 puisque Samuel Huntington – ce néo-conservateur juif nord-américain – nous avait prévenu16, que le « choc des civilisations » du XXIème siècle dont lui et ses copains de l’État profond s’ingénieraient à rendre effective la prophétie, serait r-e-l-i-g-i-e-u-x.

2ème moment : la parole monopolisée par la “juive de gauche”

BHL dans sa flotille pour Tripoli, extrait de la bande-annonce du Serment de Tobrouk

C’est à ce moment qu’est intervenu le deus ex machina de cette agape cinématographique, humaniste et gentille. Enfin pas vraiment deus mais membre du peuple élu par deus, via Sarah Katz et sa gouaille de passionaria de l’UJFP. Comme une Polos succédant à un Gorgias bien trop timide et mou.17 Celle-ci, en effet, est juive, donc elle SAIT pour la Palestine occupée et les colons juifs, c’est de son sang, c’est sa tribu qui déconne, ça la concerne. Elle a même participé à une flotille pour Gaza en 2018 et on l’imagine volontiers cheveux aux quatre vents téléphonant à Nicolas Sarkozy telle une BHL allant libérer sa Libye à elle.18

Et voici qu’elle assène à la salle – cette dernière apeurée par mon audace comme si j’avais attiré le mauvais œil sur nous en citant les gros mots interdits – que, non, non, non, le projet sioniste n’est pas religieux. Comment le sait-elle ? Apparemment, si elle ne croit pas à l’élection d’un Dieu sur elle et son peuple qui en ferait des êtres plus qu’humains, ce doit être le sang juif coulant dans ses veines et non dans les miennes ou celles de Roland Nurier, qui lui donne cette lucidité. Magie de l’ADN. Mais d’argument nous n’en n’eurent aucun, bien que j’eusse, dans ma remarque, présenté au moins un fait biblique et deux faits d’actualité. Incantez, incantez, il en restera toujours quelques-uns pour gober goulument, surtout s’ils n’attendent que ça, d’avoir les yeux grands fermés pour s’excuser un jour de n’avoir rien vu venir.

Les deux points que j’en retiens

Cela dit, arrêtons-nous sur deux points et laissons tomber le documentaire qui n’apporte rien à la question du conflit entre Juifs et Musulmans19 en Palestine, aucun nouveau document, aucun angle d’approche éclairant sinon de la fausse lumière obscurantiste, rien que du pense-bête pour les gens qui n’ont rien suivi.

Le Juif de gauche, sa bêtise et son rôle

Le premier point que je retiens est l’éclipse du réalisateur un peu timide face à la juive de l’UJFP. On est assez agacé en France par l’omniprésence des Juifs nationaux-sionistes, ou néoconservateurs, ou encore, si on veut, la version casher et française du national-socialisme hitlérien ayant viré le socialisme et n’ayant pas encore tout à fait tous les chars nécessaires pour tabasser les Français qui résistent à leur domination, dont on retrouve un commissaire politique dans chaque émission médiatique du service public ou privé, comme on est assez agacé de voir que pour parler de l’histoire de France, c’est à Eric ‘Moshe’ Zemmour qu’on fait appel sur les plateaux de télévision, qui est notamment le seul ayant le droit de rétablir l’équilibre sur Philippe Pétain alors que nombre de bons catholiques pourraient vous en parler mieux que lui mais qui sont personnes pestiférées sur les médias publics et qui sont reclus à des radios confidentielles. Ces gens agaçants sont d’ailleurs évoqués par Roland Nurier, qui souligne le rôle néfaste et liberticide du CRIF en France et de l’AIPAC aux EUA, pendant quelques secondes dans son film. On voit donc ici, avec Sarah Katz montant au créneau et effaçant le réalisateur, que le Juif marxisto-déconstructeur postsocialiste est aussi omniprésent20 que son homologue national-sioniste, s’arrogeant la même supériorité de peuple non-religieux mais tout aussi élu par Celui dont il ne faut pas prononcer le nom et qui n’existe d’ailleurs pas parce qu’elle est Juive et que même si elle ne semble rien connaître à la religion d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sa judaïté lui suffit pour savoir.

J’avoue même préférer le juif national-sioniste (la crifouille) au juif socialiste de l’UJFP, pensant le premier très rusé et manipulateur et le second assez bête. Ils sont tous aussi néfastes et dangereux dans les sociétés où ils sévissent, mais le premier, parce qu’il est Juif et agit en Juif pour les Juifs y compris en se faisant plus de ton pays que les plus anciennes familles de ton pays, sait ce qu’il fait et où il veut aller pour les décennies à venir. Le messianique pervers a le malfaisant génie des psychopathes méticuleux et patients, qui force le respect. Le Juif socialiste, lui, a tous les défauts du socialiste – notamment d’avoir l’arrogance de gauche qui se sait dans le camp du Bien et fort de son intuition géniale s’exonère de toute réflexion sur ses positions – mais les amplifie encore avec une tchatche de marchand de foire. En tant que Juif, donc de victime absolue, il est la douleur. En tant qu’Antigone moderne lorsque c’est Netanyahou qui est Créon, il sait mieux que les autres ce que c’est que la solidarité, l’amour du prochain et la persécution. Lui aussi est plus Chrétien que le Chrétien, même s’il n’a jamais compris l’esprit des Évangiles. C’est pour lui qu’on a créé le crime contre l’Humanité ; lui le nouveau rédempteur universel qui remplace Jésus depuis Hitler. Le Juif socialiste avec son idéologie immigrationniste, même quand il n’est pas au Grand Orient et n’applique pas des consignes maçonniques directes et conscientes de destruction d’Edom, s’évertue à détruire le pays où il sévit en le submergeant de population allogène arrivées de manière bien trop importante et trop rapide pour être assimilée. Ce faisant, il critique la colonisation politico-économique du blanc chrétien ou du Juif riche mais ne se trouve aucunement gêné de remplacer une civilisation par une autre, si les colonisateurs sont des pauvres noirs et arabes venus fuir le chaos créé par ses co-réligionnaires. L’universalisme de ce dernier détruit les civilisations où on lui prête son oreille (éternelle Esther) et, certes, il s’attaque aussi au nationalisme des colons juifs en Palestine. Seulement, comme il n’a pas de pouvoir là-bas, sa voix y est inopérante. Le néoconservateur, lui, travaille consciemment à parasiter ton pays pour qu’il serve son peuple et l’unique pays qui l’intéresse : Eretz Israël. Il tisse ta toile, établit des plans sur plusieurs années avec la Franc-maçonnerie gnostique, se joue des Musulmans, et tous ces réseaux de réseaux avancent dans leurs agendas. Le juif socialiste est juste le pion dans cette histoire : quand le socialiste fait rentrer l’immigration massive de musulmans dans ton pays, je ne crois pas que ce soit en concertation avec le juif bourgeois, qui attendra dix ans pour en faire des ennemis des Chrétiens et lancer Musulmans et Chrétiens les uns contre les autres pour mieux les affaiblir mutuellement. Le juif socialiste est juste assez bête pour croire à l’idéologie socialo-maçonne sans qu’on ait besoin de le faire entrer dans un complot. Certes, il faut bien qu’une bouche ait deux mâchoires pour se fermer, mais l’une bouge toute seule. Le juif bourgeois et patron-parasite, lui aussi rêve de remplacer ton peuple millénaire et fier par des étrangers précaires (donc corvéables à merci) et sans racines – et György Schwartz (George Soros) s’en charge à merveille – et le fait consciemment ; l’autre est son meilleur allié, mais je ne crois pas au complot des Juifs de gauche et de droite qui seraient membres d’un Système organisant une opposition contrôlée : il suffit, pour se servir du gauchiste, de flatter sa bêtise et de lui permettre de la réaliser. Le juif socialiste est donc peut-être juste un idiot utile plus bruyant et est-ce pourquoi c’est Sarah Katz, après les Cohn-Bendit, Benny Lévy, Geismar, Linhart, bref la grande majorité des tombeurs de De Gaulle, du PC et de l’Église en Mai 68, et non Roland Nurier, qui nous assène sa vérité non-démontrée et totalement contraire aux faits.

Le gogoychiste et son infâme lâcheté

Le deuxième point que je retiens, sont les applaudissements de la salle à la fin de la tirade de Mme Katz, une fois qu’elle est venue nous annoncer péremptoirement que le Sionisme n’est pas (ou ne cache pas) un projet religieux et eschatologique. A priori nul spécialiste dans la salle. Je remarque même que tout le monde regarde bien devant lui quand je fais ma remarque, et que personne ne bouge. J’ai opposé un peu quelque chose ne voulant pas être long ; Mme Katz, rien. Mais c’est elle qu’on applaudit. De quoi ces applaudissements sont-ils donc le nom ? De la lâcheté. Car le gauchiste ne veut pas voir la réalité en face. Celle-ci leur montre sourdement que c’est le fort qui impose les catégories que Carl Schmitt appelait d’« ami/ennemi ». Ainsi, de nombreux Juifs-de-sang européens ne se sentaient pas particulièrement Juifs, mais quand Hitler était fort et mettait leurs co-réligionnaires en prison, ils n’avaient pas le choix : ils étaient Juifs. De même, si c’est le Sionisme qui est fort, qu’il est composé de têtes pensantes juives et de crétins évangéliques messianiques, qu’ils ont l’armée étasunienne pour eux, le gauchiste n’aura pas le choix que d’être entrainé de force dans une guerre de religion. Or, il s’apercevra qu’il est totalement désarmé face à cela. Lui-même n’est souvent pas gnostique franc-maçon, donc sa laïcité républicaine est vide, puisque celle-ci est la manifestation politique de la franc-maçonnerie depuis 1789. Il n’est plus Catholique, religion qui lui offrait le modèle d’une Europe politique en ordre de marche, celle qui pouvait organiser des croisades et la conquête des Amériques, même si les pays n’étaient pas toujours unis malgré les alliances familiales entre pays. Il n’est même plus communiste et n’a même plus pour lui le judaïsme laïcisé de Marx, dans lequel l’eschatologie est menée par le prolétariat comme classe élue par l’Histoire (à défaut d’être le peuple élu par Yahvé), comme « horizon indépassable ». Il n’est plus rien qu’un gentil défendant les minorités, les femmes, les animaux ou les plantes. Qui croyait être l’avant-garde éclairée devant sauver la Terre et qui se trouve pris dans la guerre qu’il ne veut pas. Un nouvel avatar du couillon craintif de 1938 qui croit la paix sauvée à Munich, et qui refait la même erreur près d’un siècle plus tard avec Netanyahou. Cet être perdu, absolument pas adapté à l’enjeu de son époque, qui votait pour des socialistes ou des socio-démocrates qu’il ne trouvait jamais assez à gauche, qui défendait le communisme (mais de manière critique, n’est-ce pas ?)21 même sans trop histoire, ou qui était un anarchoconcon sympathique mais au modèle politico-économique sans cesse absent, voilà qu’il doit se situer dans un conflit armé dont lui et ses copains gentils se sont efforcés péniblement de ne pas comprendre les tenants et les aboutissants, à l’exemple de ce film. Qu’irait-il opposer à Yahvé et son peuple élu, autorisé à tous les génocides et possesseur de la bombe atomique après l’avoir développée en cachette et volée aux Français ? Un Gogolem nordique qui n’a pas terminé son collège en Norvège, suivie par des hordes de crétins tatoués qui font des happenings et mettent leurs exploits sur les réseaux sociaux pour contempler narcissiquement leur combat ? Des armées de « parents 3 » dégenrés et nourris au tofu ?

Ils savent bien qu’ils ne sont plus que des merdes anthropologiques juste capables de voter pour le banquier de Rothschild marié à sa mère afin de ne pas laisser passer la sioniste anti-musulmans qui a tué son père. Alors ils ont la trouille, et, comme toujours, se mettent la tête dans leur cul pour ne rien voir.

Il dormait donc dans l’olivier de sa gentillesse, le gauchiste. Il faisait “dring dring” avec son vélo de bobo parisien urbain branchouille bruncheur cosmopolite citoyen du monde qui mange bio et équitable aux concerts d’électro-djembés modernes et traditionnels à la fois pour manifester sa colère face à l’urgence climatique22. Et voilà que les victimes à 6 millions de morts de Hitler, deviennent les bourreaux, et reviennent avec le char, bien décidés à en faire dix fois plus de morts chez les non-élus, s’il le faut, pour leur plan de Grand Israël promis il y a trois mille ans en même temps que YWHW leur a dit qu’ils pouvaient créer un Empire mondial piloté depuis Jérusalem. Alors, il pleurniche sur son olivier. Il essaye de rester gentil. Il descendra peut-être de l’arbre si ce n’est pas trop dangereux et ira faire ‘dring dring’ pour dire non à la guerre, on est tous frère, c’est pas bien les méchants et il croisera peut-être Greta Thunberg et Roland Nurier ! En attendant il balise car si les Juifs sont redevenus un peuple « conquérant, sûr de lui-même et dominateur », lui n’est plus rien : sa démocratie ayant été volée par l’oligarchie mondiale, qui suivra l’OTAN en cas de manipulation guerrière, il sera obligé de critiquer sans pouvoir rien faire, et surtout pas quitter l’Union Européenne. Certes, il aura témoigné son désaccord, il aura fait un cirque plein de bons sentiments pour sauver sa conscience de mouton rebelle, mais il est déjà vaincu et il le sait.

Bref, c’était un film pas mal réalisé formellement mais à côté de la plaque sur le fond, vu au milieu de gens gentils mais méchamment nunuches.

Bonus : comprendre pourquoi les Juifs de “gauche” tiennent absolument à faire du Sionisme un projet purement colonial et non pas religieux

Youssef Hindi nous explique comment les Juifs de “droite”, qui doivent amener les nationalistes goyim au national-sionisme, et les Juifs de gauche, qui doivent absolument empêcher qu’on remonte de l’antisionisme à l’antijudaïsme, en tentant d’expliquer que l’un et l’autre n’ont rien à voir, forment une opposition contrôlée :

Photo d’entête : “Free Palestine” par Alisdare Hickson

Notes

  1. Il y a même des Juifs noirs… certes ils se font persécuter par les Juifs blancs dans leur propre pays, notamment à Haïfa, mais compliqué d’expliquer que l’Israélien – donc Juif – noir venu d’Ethiopie, est équivalent au colon blanc de Johannesburg…
  2. Comme si les Juifs, d’ailleurs, avaient attendu le XXe siècle pour se donner à cœur joie dans le colonialisme et y prendre une part bien active que les historiens n’ont pas toujours le droit de montrer.
  3. État qu’ils abhorrent, cela va sans dire, en bons rebelles qu’ils sont.
  4. Contrairement à la Patagonie, aux immenses plaines mongoles, à la Sibérie, au Canada, bref le monde est plein de terres vides où installer un micro-peuple de 13 millions d’habitants élu par YWHW.
  5. On n’est pas souvent très courageux dans les milieux de gôôôôôche, ou juste lorsqu’on est entre soi et qu’on débat sur de micro-différences, mais sans risquer ni amendes ni prison ni un grand opprobre médiatique et avec le regard bienveillant du Pouvoir. Celui-ci vous voit comme un folklore divertissant qui participe à la diversité de la faune locale, mais ils sont surtout la fausse opposition de marioles qui laisse croire au fait que nous vivons en démocratie alors que nous sommes dans une forme de dictature invisible et non-meurtrière qui a besoin de ces clowns-paravents pour mieux ostraciser tout ce qui est dangereux pour lui et rendre inopérante, tranquillement, patiemment, à coup de harcèlements divers et variés, la vraie rébellion. Que les gogochises guignolesques ou les popus se pignolant s’essayent à être vraiment patriotes au lieu d’être cosmopolites et financés par Soros et on reparlera de ce que c’est que le courage et la marginalité.
  6. Mais sans jamais se mettre en scène, ce qui est appréciable.
  7. J’allais écrire laïc, mais depuis que Vincent Peillon a expliqué en quoi la laïcité est un substitut républicain du catholicisme, du noachisme avant l’heure mis en place par les Protestants franc-maçons et le Juif déguisé en républicain, les laïcards non-initiés commencent à sentir l’entourloupe de leur progressisme luciférien pour Lumières à la lanterne peu éclairée.
  8. Notons aussi qu’au-delà de la teneur religieuse du mot ‘Sion’, ‘Israël’, lui aussi, est un nom théophore : « Celui qui lutte avec Dieu » (El) ou « Dieu est fort, Dieu triomphe ». Pour y voir un aspect strictement laïc, on pressent qu’il faudra des efforts de pilpoul gauchiste de la meilleure facture…
  9. D’ailleurs, on chuchote en Amérique du Sud qu’un plan de seconde Palestine est en préparation, le Plan Andinia, visant à créer un foyer impérial juif de rechange, en plus de la maison mère ou comme plan B en cas de soucis graves. C’est d’ailleurs un fait que de très nombreux soi-disant étudiants israéliens en vacances, mais qui ne sont rien d’autres que des militaires venus faire des relevés topographiques de la Patagonie, sont remarqués et détestés au Chili.
  10. On note d’ailleurs que le réalisateur ne note jamais la différence entre les Séfarades et les Ashkénazes.
  11. Ah non, toute la composante socialiste, les Kibboutzim et tout, ont disparu de la photo de M. Nurier, étourdi : Israël doit être une colonie de droite, parce que la droite c’est les méchants, Israël c’est les méchants et les méchants ils ne peuvent pas être de mon camp puisque je suis un gentil et de gauche. CQFD.
  12. C’est donc une thé… une théo… une théocratie, Roland, non ?
  13. On a hâte qu’elles fassent caca devant nous pour nous montrer combien elles sont humaines !
  14. Là j’eus un petit éclair dans le regard de l’assistance à qui il semblait bien que certains d’entre eux avaient entendu parler d’une histoire de Peuple Élu, de Tables de la Loi, ou de David, comme le nom de l’étoile dans La Liste de Schindler, tout ça, quoi, des trucs dont on parle tous les trois jours à l’école républicaine de 2 à 18 ans, parce que la mémoire, ah la mémoire !, quiconque la perd deux minutes est un néo-Nazi.
  15. Il vit peut-être dans une grotte à Lyon, ce monsieur, pour l’ignorer.
  16. Bien avant, donc, la manipulation du 11 septembre 2001 et l’invasion de l’Irak, qui ne sont que des étapes provoquées sur la route du plan eschatologique.
  17. N’attendez pas Calliclès dans ce genre d’assemblée de gôôôche ; Calliclès c’est Zemmour, et il est occupé à draguer les nationalistes dits de droâââââthe, ceux sur qui on peut compter pour faire changer militairement les choses, les couillons de gauche n’étant plus que des abrutis sociétalisés, ceux qui, par gentillesse et bêtise, servent à étendre le domaine du marché jusqu’aux bébés via l’homosexualisme, à détruire l’Eglise catholique après avoir bousillé le parti communiste depuis Mai 1968, à continuer l’abrutissement de masse via la Déséducation nationale et la culture intoxiquée. Pendant que les couillons de gôoôôôche se persuadent que Nazisraël n’est que la présence au Moyen-Orient du patriarcat blanc raciste cisgenre et chrétien zombi nord-américain, pendant qu’ils font de la branlette humanitaire, Calliclès s’occupe de coloniser la France en l’israëlisant, via ses livres où il explique que la France doit prendre exemple sur la théocratie de son cœur et de son sang, et via des nationaux-sionistes (notamment le vieux beau Estrosi) qui importent les caméras de reconnaissance, le Krav Maga et les méthodes des Tsahalopes, la guerre civile contre les Musulmans (que Soros, BHL et les sionistes de gôoôôôche font venir en masse après avoir détruit démocratiquement leurs pays respectifs : Syrie, Irak, Libye…), et transforment le peuple en Palestiniens qu’on peut taxer, éborgner, soumettre à la dictature Bruxelloise, dont on peut contrôler la pensée et les comptes en banque jusqu’aux ‘checks-points’ omniprésents à la chinoise, dans les aéroports, les centre-villes, sur le téléphone, Internet… ; bref la techno-dictature au service de l’élite franc-maçonne, donc …
  18. Allez voir la bande-annonce du Serment de Tobrouk pour comprendre toute la beauté de la geste.
  19. Et Chrétiens aussi puisque les Nazisraëliens, ayant besoin de faire coller l’archéologie à la narration de la Torah, sont en train de fouiller partout des traces de David ou de Salomon et n’hésitent pas effacer peu à peu tout ce qui est chrétien sur leur terre. Bref, les Chrétiens et notamment les Catholiques, sont en train de se faire effacer de Palestine par des gens qu’ils ont renoncé depuis Vatican II à convertir (les laissant dans ce qui est une erreur, de leur point de vue, donc, mais c’est cela que la secte Novus Ordo appelle le ‘progrès’), trop occupés d’adorer la Pachamama avec Bergoglio et ses sodomites francs-maçons. Alors qu’ils devraient repenser aux croisades pour sauver leur patrimoine, ils sont en train de suicider et de se mettre sous la bannière de Zemmour. 2000 ans d’histoire pour disparaître en deux générations de débiles et de lâches, pauvre Eglise.
  20. N’ouvrons pas ici la discussion sur la révolution russe ou Mai 68 où leur présence fut disproportionnée.
  21. C’est-à-dire qu’il attribuait la déroute économique de l’URSS à des causes exogènes mais jamais au communisme même. Il critiquait le goulag sans comprendre pourquoi à chaque fois il y avait du goulag. Bref son socialisme rêvé donnait toujours des fruits gâtés mais jamais il n’aurait voulu changer d’arbre.
  22. 12 ans déjà (si je prends, un rien arbitrairement, le mépris Nobel de la paix d’Al Gore et du GIEC, voire la campagne électorale du juif sioniste Sarko et de l’idiote socialiste Royal, en 2007, comme point de départ d’une nouvelle étape dans la manipulation climatique) qu’on lui sert la soupe des réunions de la dernière chance, et 12 ans qu’il subit ce matraquage d’une urgence destinée à l’empêcher de se poser pour réfléchir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *