Le juge Lambert, un suicide à comprendre

Lorsqu’on s’interroge sur le suicide du juge Lambert, suicide qui intervint juste lors de la réouverture de l’affaire dite Grégory en juillet 2017, il  faut garder à l’esprit cette phrase que le juge avait prononcé dans les années 1980, lors de son passage à l’émission de Bernard Pivot, juste après la parution de son premier livre :

« On ne connaîtra jamais la vérité, parce qu’on refuse de voir la vérité » .

Voici ce que nous rapporte un quotidien chargé de nous maintenir dans l’obscurité1, contenu dans la lettre écrite par le ‘petit’ juge Lambert et envoyée par ses soins aux media le jours de sa mort. Ce ‘suicide’, d’ailleurs, ne s’explique pas, sauf si on lui apporte un éclairage “occulte”. 2

Car il se peut très bien que le juge Lambert, ambitieux, peu sûr de lui, sans doute assez naïf, égocentrique et arriviste, pour se laisser embarquer dans des (sous-)réseaux secrets qui ont cependant pignon sur rue et la truelle active, ait su que Bernard Laroche se fût laissé manipuler. Il aurait alors livré l’enfant, croyant à une demande de rançon3 sans savoir qu’il le donnait à des réseaux satanistes, lucifériens ou autres, mais en tout cas pédophiles et assassins . Doublé, trahi, pris dans un engrenage qui le dépassait largement, il faisait cependant un complice gênant dont il fallait se débarrasser pour le peu qu’il pourrait révéler ; quoi de mieux, pour les membres de cette basse élite occulte qui méprise le peuple, que de faire tuer le complice par une victime, devenue elle-même, dès lors, coupable ? Bref, de se servir des enfants des gueux puis de laisser ceux-ci s’entretuer pendant qu’ils regarderaient ceci avec amusement et fierté pour leur œuvre ?

L’affaire Grégory, aurait donc été le cadeau d’entrée du juge Lambert, son chef-d’œuvre de compagnonnage, afin de voir s’il avait l’étoffe de passer à des grades supérieurs dans l’organisation ‘philosophique’. Chargé de couvrir les raisons du meurtre par une incompétence plus ou moins forcée, pendant que d’autres membres du réseau pyramidal, notamment dans la police, se chargeaient de laisser Laroche sans défense malgré les menaces du père de Grégory. Le juge Lambert, évidemment, savait donc tout ceci, et, comme M. Laroche et M. Villemin, il se retrouvait complice/acteur embarqué dans l’affaire, ne pouvant rien faire, sous peine d’être éliminé physiquement à son tour. Il lui fallait donc profiter d’être du côté des dominateurs plutôt que de leurs esclaves et comme il ne gagnerait rien de plus qu’une tombe à jouer les Quichote (et sans que l’affaire puisse aboutir de toute façon), que le Système n’allait pas s’écrouler après d’éventuelles révélations et se nourrirait même sûrement de son cadavre en riant de l’avoir fait passer pour fou aux yeux de tous, autant s’y vautrer. D’autres y étaient passé avant lui :

Mais l’élite est fermée et quiconque n’y appartient pas vraiment, même si on lui fait miroiter, s’il croit être intégré, n’est finalement qu’un outil dérisoire, une catin ponctuelle, un petit pion qu’on finit par écarter pour ne plus le rappeler que comme agent dormant, lorsqu’on a besoin de lui…

Ce qui expliquerait aussi l’émotion du deuxième juge, Maurice Simon, mort lui aussi avant l’épilogue de ce procès et qui a laissé des carnets à son fils, dont nous n’aurons sans doute jamais la version complète au-delà des trois détails superficiels dévoilés par BFMTV, le 11 juillet 2017.4 M. Simon, aussi, semblait savoir qui était derrière la mort de l’enfant, lui qui parle d’« une affaire exceptionnelle » mais reste évasif sur la possibilité de connaître le meurtrier et dit qu’elle sera éclairée « au maximum » (on ne remontra jamais jusqu’en haut), bien que « personne n’ait perdu du temps » « pas même le premier juge » (Avec qui il aurait été assez dur dans ses carnets laissés à son fils). Le juge Simon évoque un « secret » (mais pas au sein de « cette population », « ces gens », comme le dit avec un mépris très parisien Paul Lefèvre, en parlant des Vosgiens qui sont ses compatriotes). On note même que le juge espère un « rebondissement », ou doute que cela puisse se terminer sans qu’une sorte de deus ex machina5 ne vienne faire éclater la vérité. D’ailleurs, il dit bien que ce n’est pas si compliqué, que tous les éléments sont là et qu’il suffit de remettre le tout dans l’ordre… bref, il suffit de vouloir le faire et de pouvoir vouloir le faire…

En voyant les images de 1989 du juge Simon, le peu que peut en dire le juge et qui fait l’entrevue, du point de vue informatif, assez nulle, je me dis que c’est bien le journaliste qui l’a arrachée au juge réticent6, sachant sans doute que ce journaliste était envoyé en mission7 pour l’obliger à faire acte d’allégeance aux comploteurs, en montrant ostensiblement, pour qui sait ce qu’il y a à voir, qu’il ne parlerait pas, bref, qu’il était aussi tenu que le ‘petit’ juge Lambert.8 On note bien que la seule chose qu’il lâche est qu’il y a « un mobile »9, mais surtout « un ou des personnages » derrière tout ceci, en soulignant bien le pluriel. Lorsque le journaliste le harcèle et lui de demande s’il retournera sur les lieux10 une fois qu’il aura refermé le dossier, le journaliste envoyé de Paris rajoute un énigmatique, refermé… « d’une manière ou d’une autre ». Or, quelles peuvent être les manières ? Il y en a deux : cloture du dossier par inculpation des coupables ou mort du juge. Si le juge sait qu’il ne peut pas conclure le dossier, c’est-à-dire inculper les coupables qu’il sait couverts, sans risquer sa vie, le journaliste lui demande alors, sourdement, de révéler à ses maîtres s’il a l’intention de sacrifier une nouvelle victime expiatoire pour clore le dossier et lui faire porter le chapeau afin de s’en sortir lui-même, ou s’il va aller au suicide… On voit alors l’émotion du juge… et son regard noir lancé au journaliste, quand celui-ci veut lui faire dire qu’il « doit quelque chose » au « petit », alors que le juge voulait très sûrement parler de quelqu’un d’autre, ou de son honneur perdu, ou dégoût que lui inspirait cette élite, devant surtout son pardon au peuple de ne rien pouvoir faire… et son émoi lorsqu’il répond « c’est mon rôle » lorsqu’on lui demande s’il peut résoudre l’affaire, alors qu’il doit ben savoir qu’il ne le peut pas.

Et que penser lorsque le juge dit que ce procès peut-être « aussi bon que redoutable pour lui » ? Je perds dans la phrase à qui peut-être « redoutable » le procès, qui fait référence à lui : le pays ?

[Etonnamment, la première fois que j’ai vu cette vidéo, il y a quelques jours, je suis quasiment sûr qu’à un moment le juge Simon parlait d’une affaire qui dépassait les hommes… ou qui faisait appel au divin, à la justice divine… troublant. Pourtant s’il s’agit véritablement d’un réseau pédophile sataniste sous couvert de réseau “philanthropique”, s’il s’agit vraiment d’un (sous-)réseau présent à tous les niveaux (justice, police, media) et qui joue avec le peuple comme un chat avec sa souris en se débarrassant de tous ceux qui ne se conforment pas aux ordres, il faudrait bien quelque chose d’extraordinaire à défaut d’une intervention divine…]

Mais revenons à la mort du juge Lambert. Mettons qu’il se soit vraiment suicidé, ce qui ne semble pas faire de doute. Pourquoi ?

S’il n’y avait rien à cacher mais que sa faute de jeunesse lui coûtait tant, voire que sa convocation au procès prévu pour la fin juillet 2017 lui aurait paru insupportable, ne pouvant plus mentir de la sorte pourquoi ne pas tout révéler dans une lettre ou une vidéo diffusée de manière à ce que les media à la botte ne puissent faire le filtre, en l’expurgeant ou le cachant ? Il aurait pu tout dire avant de mourir afin de laver son honneur ou de demander pardon ! Mais le chantage sur sa vie, s’étend sans doute çà ses proches… Qu’on se souvienne que des membres de la famille du juge Simon avaient été menacés …selon le journaliste, bien informé. Mais qui a dit que c’était des Vosgiens qui menaçaient le magistrat ?

Si le juge Lambert ne supportait plus d’entendre ces mensonges, il aurait pu tenter de se refaire une vie simple et anonyme à l’autre bout du monde, plutôt que se tuer. Mais peut-être aussi était-il tenu en otage par ses ex-complices hauts placés, dans l’Hexagone, afin d’être disponible en cas de coups de main sale à passer, tenu à vie par le chantage.

Se sentant menacé, il aurait pu se filmer discrètement avec une caméra sans accès wifi11 et cacher une/plusieurs petite(s) carte(s) de stockage n’importe où, dont seuls quelques proches connaitrai(en)t la cachette en le leur chuchotant à l’oreille ; voire, il se serait tenu à carreau jusqu’au procès où il aurait déballé devant les caméras, en informant des media alternatifs qui ne couperont rien une heure seulement, tout ce qu’il dirait au procès : tant qu’à crever autant un dernier baroud d’honneur… Mais là encore s’il lui fallait protéger les siens, il était cerné.

En Chine, lors de la Révolution Culturelle12, lorsqu’on ne pouvait pas parler de politique, on écrivait des articles sur l’Histoire du pays, articles codés, évidemment, où tel antique empereur était Mao, etc. Il faudrait lire les romans du juge pour voir s’il n’a pas laissé quelques chevaux de Troie entre les lignes, seuls façon de dire les choses…

En attendant, il ne nous reste donc plus qu’à nous rappeler cette phrase du juge Lambert: « on ne connaîtra jamais la vérité, parce qu’on refuse de voir la vérité ». Et oublier celle-ci : cette affaire « ne regarde peut-être pas la justice des hommes. » Si, elle nous regarde, et c’est à nous de montrer du doigt ceux qui cachent tout cela, ayant marre d’être leurs esclaves par lâcheté. Ni les morts, ni un dieu ne viendra nous aider ; à nous d’être vivants ou nous serons tous les petits Grégory du Système, ou les Laroche ou les Villemin, qui nous tuons comme aux jeux du cirque pour le plaisir de quelques salopards et sous les yeux de beaucoup de victimes/bourreaux pris en tenaille.

Notes

  1. Le Monde, pour ne pas le citer, du 19 juillet 2017, qui, maintenu sous perfusion par les subventions étatiques est encore un de ces faux services publics dont il faudrait se débarrasser si on voulait faire des économies.
  2. ‘Occulte’ dans le sens où la majeure partie de l’affaire serait cachée au public derrière l’écran médiatique (et non pas à cause, mais grâce à lui), celui-ci ne faisant que répéter les mêmes analyses superficielles afin de noyer la conscience, et dans le sens où des réseaux occultistes, faisant donc appel à des techniques de magie occultées à la masse mais révélées aux magiciens qui savent les invoquer.
  3. Dont il aurait sa part ; comment expliquer qu’il eût cherché Grégory avec deux jeunes témoins dans la voiture s’il pensait faire quelque chose d’aussi grave qu’un meurtre ?
  4. Jouant probablement un petit rôle de corbeau-corbillard sur commande, et sans doute sans que les petites main en bout de chaine ne le sachent.
  5. Par exemple que le réseau se déchire et que quelques uns de cette élite bien huilée balancent quelques complices moins protégés ?
  6. Malgré la version qu’il raconte après coup, qui ne tient pas debout : pourquoi un juge aurait accepté de voir un journaliste pour ne rien lui dire ? Il est plus probable qu’il n’ait pas eu vraiment le choix de se soustraire à cet exercice humiliant de langue de bois imposée.
  7. Consciemment ou pas, d’ailleurs, mais probablement, faut de quoi les questions à poser ne seraient pas aussi justes… Il faudrait des années pour savoir, si effectivement ces suppositions s’avéraient vraies.
  8. Remarquez que les franc-maçons organisent des tenues blanches où un profane peut venir parler dans l’assemblée des Chevaliers-aux-zépées-et-grade-de-grands-Goldorak relativement grotesques et puérils. Il y en a des ouvertes et des fermées. Il s’agit peut-être, de tenue publique noire, que tout le monde peut voir mais que tout le monde ne peut pas décoder.
  9. Là oui, tout le monde aurait pu le dire.
  10. Ce qui est étonnant, c’est que le journaliste pose cette question au juge, puis semble s’étonner de la réponse positive, comme si un retour était incongru… or, c’est lui qui a émit l’idée initiale par sa question, donc, dans son esprit, ce n’était pas si impensable… On peut penser qu’il attendait que le juge lui réponde que non, façon de déclarer qu’il oublierait volontairement tout ce qu’il sait, et sa réponse, à la limite de la rébellion, comme Winston, dans 1984, refuse d’accepter même en son for intérieur que 2+2 ne fasse pas 5, c’est-à-dire qu’il veuille au moins garder la liberté en sa conscience face au Système même s’il se tait en public, le dérange…
  11. Sans smartphone dans les parages ni appareil connecté à un réseau d’où on pourrait entrer pour surveiller ses activités en cachette…
  12. Comprendre : l’épuration politique réalisée par Mao grâce à de jeunes stupides, maos et ancêtres des antifas actuels, qui ne sont que les petits flics, idiots utiles de la bourgeoisie.

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