Je partage ces deux vidéos d’une chaîne que je ne crois pas crédible du tout1, me focalisant sur le contenu des deux femmes que le jeune homme fait parler, et ce afin de comparer avec ce que racontent la mère et les grands-parents dans l’affaire Amidlisa. Audrey et Séverine, elles, aussi dénoncent la justice française et dénoncent une inversion des valeurs, puisque ce sont elles qui deviennent les accusées. Elles aussi, comme les parents des trois enfants d’Amidlisa sont des gens qui ont (eu) un travail2, qui ont un discours cohérent, qui s’expriment bien, bref qui ont l’air des gens bien et normaux, et surtout dont les discours se recoupent.

Ici, les deux femmes parlent de l’Armée, et les témoignages se croisent puisque l’enfant d’Audrey parle aussi du petit garçon de Séverine. Si ces femmes sont “dérangées” elles le sont donc en même temps, ce qui est improbable.

Le témoignage d’Audrey

Dans ce témoignage d’un ancien professeur, il est question de l’Armée de l’Air et de la base du Mont Verdun. Elle présente son enfant comme un petit de neuf ans, programmé mentalement pour devenir « sociopathe » et « sadique ». Chose plus troublante, et cas unique dans les témoignages collectés sur ce site, il n’est pas question ici seulement de rituels (pseudo-)religieux, avec des tuniques, des symboles maçonniques qui sont évoquées dans le reportage sur l’enfance en danger présenté par Elise Lucet, d’une expérience étrange dans une base militaire françaises, regroupant, autour de la NASA et de l’OTAN (et/ou l’ONU) des personnes connues, et même des extraterrestres, ce qui est plus difficile à croire que le reste.

Je n’ai pas trouvé d’autres traces de cette Audrey sur Internet, ce qui est dommageable car, si on peut envisager la folie d’une personne, une folie partagée et présentée dans un scénario cohérent est plus dur à concevoir. Ainsi, contrairement à l’affaire Amidlisa3Qu’on peut rapprocher de celle-ci pour plusieurs raisons : elles ont lieu à peu près au même moment, assez proches géographiquement (le grand quart sud-est de la France), et touchent des familles de petite bourgeoisie cultivée ; on est loin du Nord de la France et des quartiers pauvres comme dans l’affaire Outreau.4 où les trois personnes qui racontent leur histoire décrivent des faits plus terre-à-terre présentant un réseau de pouvoir qui se soutient, se soude socialement par des orgies et des rites sacrificiels et a investi les institutions judiciaires, médicales et de protection (normalement) de l’enfance, il n’est jamais question d’autre chose.

Le témoignage de Séverine (maman d’Amauris)

Par la suite, et durant sa cavale loin des gens qui en France veulent l’interner et la séparer de son enfant, Séverine R. a publié des vidéos :

Celles-ci sont intéressantes, mais, ayant lu des livres sur les francs-maçons ou le programme MK Ultra afin d’essayer de comprendre ce qui pouvait lui arriver, la maman nous présente sa lecture de ce qui lui arrive à elle et son fils, et il faut donc mettre en suspens ses analyses pour ne garder que les faits, si nous voulons nous faire notre propre jugement. Et ce même si à quelques détails près nous pouvons partager ses conclusions, il vaut mieux essayer de faire la part des choses.

Photo d’entête : “Un amor declarado no se borra, se assimila” par Christian Barrette.
(Ça a été difficile de trouver une image qui ne rajoute pas du pathos au pathos au risque de confiner au kitsch, ni rien de violent pour rester dans le ton de la douceur de ces femmes. Donc, voilà, j’ai choisi un cœur écrit sur le sable, écrit petit par Jésus en Jean 8, 6-7, lorsqu’il refusait la haine sans pour autant baisser les bras devant l’injustice…)

  1. Il y a notamment d’autres vidéos sur les réseaux politiques pédophiles avec le témoignage d’un Québecois qui fait bailler tellement c’est bête ou d’autres où la chaine s’appelait “Divulgation et vérité”, qui sent bon le n’importe quoi, le jeune Nicolas ayant semble-t-il essayé d’être une sorte de Tepa au rabais produisant un Meta TV raté. Mais enfin, ici le jeune homme qui réalise l’entretien ne m’intéresse pas, et ce n’est pas parce que c’est lui qui prête son micro à ces deux femmes que leur témoignage à elles est changé.
  2. Non que la société ne fasse monter les pires dans son antiélite, mais, enfin, nous avons ici des gens de classe moyenne ou de la moyenne bourgeoisie, et non pas des marginaux ou des gens qui pourraient être suspectés de passer à la télévision pour faire parler d’eux ou pour gagner de l’argent. Bien sûr, les gens pauvres peuvent être tout à fait de bonne foi, mais si on veut essayer de garder un jugement objectif, la possibilité de mobiles pécuniaires ou de désirer exister de cette manière puisque ne pouvant se réaliser autrement, ont moins de chance d’être présents chez des gens qui ont réussi socialement leur vie dans les critères plus ou moins partagés par tous. Le narcissisme, l’envie de participer à la société du spectacle, d’avoir son quart d’heure de célébrité est présent dans toutes les classes sociales, mais on peut penser que si c’était le cas, ces mères utiliseraient d’autres moyens, d’autres sujets (il leur suffirait d’être féministes ou lesbiennes militantes qui montrent leur poitrine, par exemple, pas besoin de passer par l’extrémité de la pédophilie) et essayeraient de passer à la télévision, par exemple, haut lieu où la bêtise de la société du spectacle se concentre, au moins encore  pour les trentenaires ou quadragénaires.

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