À propos

Catallaxie.net, comme la reprise du concept hayekien de catallaxie le laisse entendre, est un site consacré à l’école autrichienne.

Il rassemble, tout d’abord, des interrogations originales en langue française1, fruits de chercheurs reconnus ou d’étudiants, qui participent chacun à leur niveau à la vie du paradigme autrichien.2 Ces textes sont rassemblés dans la rubrique Recherche, celle-ci étant complémentaire des textes publiés dans la thématique « école autrichienne » de Catallaxia.net, bibliothèque numérique qui déborde le champ circonscrit ici.

Catallaxie.net informe aussi des parutions de textes, vidéos, ou archives sonores, francophones (mais aussi anglophones et éventuellement hispanophones), ayant pour sujet l’école autrichienne, ses auteurs, sous l’angle de l’histoire de la pensée, mais aussi des textes originaux écrits par des chercheurs s’inscrivant dans la filiation (y compris critique) de cette école, ou traitant encore de sujets-clefs qui forment le noyau du paradigme autrichien. Ces annonces sont rassemblées dans les rubriques Ressources et Nouvelles publications.

Enfin, ce sera aussi l’occasion et le lieu de relayer les séminaires, conférences, colloques ou les appels à contributions via les rubriques Agenda et Comptes-rendus.

Il pourra plus rarement héberger des textes abordant l’actualité économique, politique ou sociologique pour l’éclairer d’une perspective autrichienne, pourvu que la réflexion garde un point de vue universitaire, c’est-à-dire à l’aune de recherches les plus éloignées possible de logiques partisanes.

Ecole autrichienne et non pas libéralisme

En effet, si Friedrich Hayek a réuni dans la Société du Mont-Pèlerin, dès 1947, un ensemble de penseurs assumant sans complexes l’héritage du libéralisme classique, l’école autrichienne dans ses fondements épistémologiques ne ressemble pas à l’école de Chicago, ni aux ordolibéraux allemands, qui se trouvaient pourtant aux côtés des penseurs autrichiens dans cette société de pensée. Comme le montre cet exemple, il n’est pas si facile de dresser une grande frontière idéologique qui mettrait dans un même ensemble tous les (néo-)libéraux, où l’on serait tenté parfois de compter John Maynard Keynes.

Les grands auteurs autrichiens ont eu des positions politiques les plus diverses, de l’interventionnisme de Friedrich von Wieser et Hans Meyer à l’anarcho-capitalisme de Murray Rothbard, en passant par une certaine défense de la monarchie chez Hans-Hermann Hoppe ou le minarchisme de Friedrich Hayek ou Ludwig von Mises.

Il est donc important de garder toute cette richesse parfois contradictoire au sein de l’école plutôt que de resserrer la catégorisation et perdre des divergences potentiellement fécondes, et de se garder de classements hâtifs ou eux-mêmes orientés.

Ecole autrichienne au sens large

C’est fort de cette ouverture que des auteurs comme Karl Polanyi (dans sa filiation avec Carl Menger et son dialogue constant avec Friedrich Hayek et Ludwig von Mises), Michael Polanyi (pour son approche polycentrique proche de la catallaxie hayekienne), Karl Popper (et son falsificationnisme qui a légèrement inspiré Hayek au-delà de leur amitié), Joseph Schumpeter, compagnon de route inclassable, ou d’autres, auront pleinement leur place en ces lieux.

Contact

Pour toute question, réaction, si vous avez envie de publier un texte, de proposer un compte-rendu de manifestations, de passer une annonce, ou pour toute autre raison, n’hésitez pas à écrire à santiago <-arobase-> catallaxie.net.

Bonnes(s) lecture(s) !

  1. Nous pourrons envisager des traductions de textes ou des sous-titrages de vidéos []
  2. Dont on peut avoir un aperçu tant avec « L’école autrichienne d’économie » (1993) de Deborah Walker qu’en lisant « Les apports de l’école autrichienne à l’économie : subjectivisme, ignorance et coordination » (2006) de Thierry Aimar []

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