La sacralisation, qui confère un caractère intouchable à l’Etat hébreu, nécessitait au préalable celle du peuple juif. A l’époque contemporaine, où règne en Occident, du moins en apparence, l’athéisme, il faut, pour faire accepter aux goyim (les non-juifs) occidentaux l’idée de la sacralité du peuple juif, inventer un culte « profane », ou plus précisément, un culte dépourvu de transcendance.

ce culte, qu’on essaye d’imposer aux peuples occidentaux, est celui de la Shoah (mot hébreu signifiant « catastrophe »). Ce culte fut édifié a posteriori par un holocauste (terme torahique désignant un sacrifice expiatoire ou rémunératoire) humain. L’holocauste humain était pratiqué par nombre de peuples païens antiques (les anciens Arabes, les Babyloniens, les Cananéens, les Hébreux,…). Pour expier leurs fautes, s’épargner le courroux de Yahvé, ou obtenir de lui des avantages matériels, la Torah (et certains passages de la Bible hébraïque) prescrit le sacrifice d’enfants et le sacrifice animal.

Mais dans le culte shoatique, l’objectif était de le substituer au christianisme pour remplacer Jésus par un autre dieu-messie (c’est au XVIème siècle, avec la kabbale lourianique, que les juifs ont été substitués au Machiah, le Messie attendu), le peuple juif sanctifié.

Ainsi, dans l’imaginaire sacré occidental post-chrétien, le sacrifice sur la Croix est remplacé par la chambre à gaz, et le four crématoire, le Golgotha par Auschwitz, le chemin de croix par les rails de train où passaient les wagons de déportés (d’où la commémoration quasi-religieuse du Vel’ d’Hiv’). […]

Le culte de la Shoah est vraisemblablement reconnu internationalement par les Etats, au point que, le jeudi 23 janvier 2020, une cinquantaine de dirigeants mondiaux soient allés en Israël pour participer au cinquantième Forum mondial sur l’Holocauste à Jérusalem, pour le 75ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz- Birkenau. […]

Le président de la République Fédérale d’Allemagne Frank-Walter Steinmeier, obligatoirement présent, s’est copieusement autoflagellé dans un discours expiatoire. […]

L’Allemagne qui, en guise [de] dédommagement d’une dette infinie vend régulièrement à bas prix des sous-marins nucléaires à l’Etat juif, passe de la culpabilité à la servitude vis-à-vis d’Israël. […]

A cette occasion, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a utilisé une fois encore l’argument de la Shoah pour justifier une guerre contre l’Iran :

“Le peuple juif a tiré les leçons de la Shoah : toujours prendre au sérieux ceux qui menacent de nous détruire. Nous condamnons les « tyrans de Téhéran » et j’appelle tous les gouvernements à faire face à l’Iran.”

En définitive, l’antisémitisme ne met pas seulement les juifs en danger, mais son instrumentalisation, par des fauteurs de guerre, met l’humanité entière face au risque d’une guerre mondiale. Un holocauste planétaire que l’Etat hébreu tente de provoquer au prétexte d’éviter une nouvelle Shoah.

Et c’est ce pays qu’Eric Zemmour nous vend comme modèle à suivre.

L’Autre Zemmour [2021], p. 13à-133

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