A voir, cet épisode de la série « Non élucidé » consacré à la mort de Christian Jambert, le gendarme qui travaillait, seul, sur l’affaire des disparues de l’Yonne et d’Emile Louis, et sur l’affaire Dunand.

Etonnement, dans cette enquête, il n’est jamais question (ou de manière très subliminale) d’accuser les collègues gendarmes, ceux qui mentent aux enfants de Christian Jambert sur l’autopsie de leur père quelques jours après la découverte du cadavre, et dont semblait aussi se méfier le gendarme Jambert lui-même. Jamais on ne s’interroge ouvertement sur les complicités internes des gendarmes ou de personnes dans l’appareil du Ministère de la Justice ceux-ci avec les notables que le gendarme Jambert menaçait. De manière générale, ce genre d’émission sur les cas non-élucidés, comme les séries américaines mettant en scène des tueurs en série, sert aussi, en faisant semblant de ratisser toutes les pistes, de ne surtout jamais évoquer des hypothèses sur l’existence de réseaux politiques, idéologiques (philosophique, religieux), pédophiles et mafieux, le tout étant lié.1

Le problème posé par la querelle d’experts est aussi préoccupant, puisque cela dit que, ou bien la justice est incompétente2 dès lors que deux équipes d’experts peuvent donner des diagnostics inverses, ou bien une des équipes ment, mais alors et pourquoi, pour qui ? Tout comme est préoccupante la perte des ossements. Là encore, on ne peut seulement en conclure que la police et la justice sont infiltrées par des complices ou des membres des réseaux obscurs, ou la Fraternité qui dirige les démocraties occidentales.

Troisième problème laissé en plan : si le gendarme se sentait menacé pourquoi ne pas avoir fait discrètement des copies de ses recherches, déposées en secret en plusieurs endroits, comme chez ses enfants, avec consignes de les transmettre dès que possible au détective présenté dans l’émission ou à des journalistes qu’il savait non initié dans le probable réseaux qu’il avait mis à jour, s’il lui arrivait quelque chose. D’autant plus menacé, s’il a fait le lien entre différentes affaires, comme celle des disparues de l’Yonne3, l’affaire Dunand à Appoigny (et très éventuellement le ‘suicide’ de Pierre Beregovoy). Se méfiant de ses collègues et de sa hiérarchie, connaissant un peu de quoi sont capables les réseaux, pourquoi n’a-t-il pas cherché à ne pas rester seul à quelques jours d’échéances importantes ?

Photo d’entête : « Par le trou de la serrure » par Fred Filliat

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  1. L’idéologique sert à perturber l’esprit des initiés dans des réseaux, et à leur bourrer le crâne pour les mener à des actes sexuels de groupe, soirées sordides et meurtres sur des gens inférieurs (ou des règlements de compte), grâce auxquels on peut faire chantage sur les initiés, et les manipuler des lors comme des pions au niveau politique, l’aspect mafieux servant quant à lui à se procurer les prostitués, enfants, drogues, etc. nécessaire à ce système. []
  2. Comme dans le cas de l’affaire Outreau… Cf. aussi l’affaire Dutroux et le cas des enquêteurs Patrick de Baets et Aimé Bille dans le cas de l’affaire dite du témoin X1 []
  3. Dite affaire Emile Louis, alors qu’il ne doit être que un petit pion, comme Marc Dutroux. []

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