Antigone de Sophocle, mis en scène par Adel Hakim (Théâtre des Quartiers d’Ivry, 2014) Interprété par les acteurs du Théâtre National Palestinien. Spectacle en arable, surtitré en français.

Pour les professeurs, pour les fonctionnaires, pour les Français du haut et du bas, pour les élèves, pour les détenteurs légaux des armes, toujours bon de revenir aux classiques : Créon a raison (nos Créon à nous sont des escrocs infâmes) ; mais Antigone plus encore. Quand la loi positive est injuste, la justice est à chercher plus haut encore.

Enchaîner sur La Boetie et Arendt, notamment sur la banalité du mal et se souvenir qu’il est toujours meilleur à long terme d’être celui qui subit le mal que celui qui le commet. La brute blonde a fini pleurant son innocence servile, à Nuremberg. Continuer d’écouter des Etats iniques, des Etats d’occupation aux services du 1% techno-fasciste, alors que nous savons tous où ils nous emmènent, c’est être coupable. Ne rien faire pour les contrer, c’est déjà collaborer. Déjà et à jamais.

Photo d’entête : “ANTIGONE” par Theater der Künste.

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