C’est un débat aussi intéressant qu’éprouvant auquel nous a convié la chaîne Des paluches et des bouquins sur Odysee.com. Intéressant car, enfin, on trouvait un débatteur prêt à dialoguer avec Youssef Hindi. Eprouvant, car le piètre Francis Bergeron s’avérait, dès sa première prise de parole1) d’une nullité pitoyable.

Avouons, la gestuelle est flagrante : l’un est à l’aise, posé ; l’autre est tendu, ramassé, à peine assis sur le canapé d’où il parait vouloir s’extraire, semblant savoir déjà qu’il va être humilié au point qu’on en est très gêné au visionnage. La première réponse (dès 0:13:11) de Bergeron est d’ailleurs symptomatique : sans jamais regarder son interlocuteur, il en parle à la troisième personne (« on nous dit »), reformulant lentement tout ce qui vient d’être dit comme pour se l’approprier (et le comprendre ?).

Sur le fond, l’un est un patriote, un homme libre, qui rappelle au chantre de Marine Le Pen que Zemmour a soutenu … Sarkozy, le juif néo-conservateur et homme des EUA, qui a bradé un cinquième de l’or du pays au même pays, qui a fait entrer la France dans l’OTAN, qui a détruit la Libye (sous la conduite de Bernard-Henry Lévy) permettant ainsi l’invasion migratoire africaine retenue par (son ex-ami et financeur) Kadhafi, et qui a craché sur tout l’héritage gaulliste en prétendant être le porte-voix du Général… Se faire donner une leçon de patriotisme français par un Musulman marocain, le pauvre bourgeois n’a pas dû apprécier, comme ça, d’entrée de jeu. Mais au lieu de se rebeller et d’essayer d’asséner quelques bons arguments, il se fait sous-fifre servile de son petit sophiste communautaire et historien-faussaire tenant des propos stupides sur l’Histoire de France, avec quelques acrobaties judéo-centrées sympathiques, notamment sur Saint-Louis.

Sur la question des libertés individuelles et de la liberté d’expression, notamment celle de Hervé Ryssen, Vincent Reynouard ou Alain Soral, Bergeron est nul, prétextant que, puisque les sujets traités par les individus en question ne l’intéressent pas, il accepte des lois mémorielles moralement iniques et scientifiquement imbéciles. Et ne défend pas les persécutés. Il eût mieux fait d’avouer sa lâcheté ou sa peur de l’amende et de la prison, c’eût été plus digne. Car on peut tous le comprendre : ce n’est pas évident d’être un homme face à une tyrannie. Pire, à la fin du débat, quand Hindi rapporte qu’une connaissance de Zemmour ayant réussi à se procurer le tapuscrit chez l’éditeur, Zemmour a pu faire pression pour que le livre n’y soit pas édité, il commence par nier puis, mis face aux preuves, se met à justifier cette censure… Du délire. Il se fait alors crapule sans colonne vertébrale, minable soumis qui en devient même grossier évoquant Hindi qui voudrait « pisser dans les bottes de Zemmour ». Comme si le beauf pouvait annuler la lopette, grâce à un ou deux gros mots… (On peut même être les deux en même temps.) Donc oui à la liberté d’expression de Zemmour mais non à celle de tous les autres, même pas à la sienne qui doit rester dans l’ombre du porte-parole officiel des islamophobes, après le ralliement au socialisme progressiste par le RN.

C’est là qu’on comprend pourquoi Minutes, Valeurs actuelles et Présent (présentement représenté par son directeur de publication), et derrière eux le Rassemblement2 National, sont nuls, faibles, par terre, indépendamment de la ligne qu’ils suivent, car ils sont émoussé par la peur, rendus, pleurnicheurs et intellectuellement émasculés ; c’est aussi pourquoi on préfère tous lire Rivarol et écouter Jérôme Bourbon…

On note que lorsque Youssef Hindi lui fait remarquer que sur certaines questions, notamment la vérité historique sur le maréchal Pétain, seul Zemmour ou d’autres penseurs juifs ont le droit de s’exprimer là où les Français chrétiens (ceux de Présent ou de Radio Courtoisie) ne sont pas conviés dans leur propre pays à pouvoir s’exprimer sur le sujet, plutôt que de le comprendre et se vexer d’être grand-remplacé par une tribu représentant 0,5% de la société française, Bergeron se comporte en parfait candaule. De même, lorsque Hindi lui fait remarquer l’évolution convergente des penseurs en vue juifs, de gauche comme de droite, vers la même ligne néo-conservatrice – pro-Peuple Elu, donc – et donc qu’il n’est plus convié qu’à regarder la télévision pour voir des débats entre Juifs, un Zemmour vs BHL ou Finkielkraut vs Goldnadel ou Luc Ferry vs Cohn-Bendit, et que tout cela se fait à son propre détriment qui doit rester dans les marges et pestiféré, il ne s’en contrarie pas. Que le Peuple Elu puisse défendre sur les medias français le suprémacisme de l’empire juif et leur ligne nationale-sionisme, quand lui n’aurait jamais le droit de défendre la mémoire de l’Empire français ou de l’Algérie française, cela ne choque pas le petit mouton…

Quand ils parlent de l’Etat d’Israël – sans frontières –, même s’il reconnait que l’établissement de cette colonie raciste est une honte, qu’il y a eu une épuration ethnique de réalisée et encore en cours, il se range derrière le fait accompli, prétextant que revenir sur le droit de Polonais et Russes ashkénazes de chasser des Sémites musulmans installés depuis des siècles sur leurs terres, au nom d’un vieux texte douteux, ou revenir sur l’existence de l’entité sioniste serait « rajouter de l’injustice à l’injustice »… On imagine déjà les enfants de ce monsieur, qui n’auront qu’à dire, que le fait que la France soit devenu un pays d’Afrique n’est pas très juste, mais puisque ça fait des années maintenant, retourner en arrière serait « rajouter de l’injustice à l’injustice.3 On justifie tout avec cette rhétorique de la lâcheté ; mais il faut que Bergeron aille tout de même faire un tour à Jerusalem pour prendre un cours de pilpoul, car il n’est pas très affûté, le pauvre.

On comprend, néanmoins, pourquoi le juif Zemmour préfère grand-remplacer dans les media le souchien Bergeron : au moins le travail est bien fait. Avec des nationalistes pareils, normal que le national-sionisme se balade en France comme si ce petit coin de la Rothschildie francophone n’était qu’une annexe de la Palestine occupée… D’ailleurs, Francis Bergeron dit à la fin que, lorsqu’il entend débattre Zemmour et Finkielkraut, il boit son petit lait et exulte devant son écran. On se tâte à lui demander le numéro de téléphone de sa femme (?) et voir si on peut la (?) faire exulter pendant qu’il assiste aux ébats, voire à lui demander les clefs de sa maison ou de sa voiture… Franchement, ce monsieur semble tout à fait satisfait de son sort, mis dans le placard, supplétif d’une xénocratie tout en se prétendant nationaliste, et nul n’a à plaindre les esclaves heureux de l’être.

Bref, le débat Hindi / Bergeron ça ressemblait à Haroun face au journaliste barbu (mais roux) de Sud Radio :

Haroun – Pas que (21 novembre 2019)

Rougeyron au dessert ? Zemmour ?

On attend maintenant la suite avec l’autre gros tapis de sol de Zemmour, le gargantuesque Pierre-Yves Rougeyron. Face à un interlocuteur, il ne pourrait plus faire ses jeux de mots facile et se rire dessus… Le voir affronter Hindi serait autre chose qu’un concours d’egos entre lui et Stéphane Edouard ou Adrien Abauzit, avec du fond et de la contradiction. On invitera Bergeron au visionnage, chez lui avec sa femme : il prendra peut-être plaisir à voir le responsable du Cercle Aristote ne pas être plus brillant que lui…

Quant au débat Zemmour / Soral, on l’attend toujours ; marre de voir la starlette de Bolloré boxer dans des combats truqués, même contre Michel Onfray qui n’est plus qu’un larbin de Jérusalem, et qui est dans la même équipe de faux cul qu’un BHL.

Photo d’entête : “Cheerleader” par Dale C

Note

  1. Voire même auparavant, tant sa posture était fermée et manifestait autant son dégoût de son interlocuteur que sa soumission (à Zemmour et aux raisons de Hindi.
  2. Vu toutes les purges opérées par la poissonnière parricide, éleveuse de chats, Baye, Philippot, Messiha ou toute personne qui commençait à être un peu connue, le nom n’est plus qu’une grosse blague…
  3. Et une solution à deux Etats, M. Bergeron, un Etat africain avec pour capitale Marseille et un Etat Sioniste qui resterait à Paris, ça vous irait ?

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