Un aperçu du rôle conféré à l’Etat chez Hayek

Partant de quelques citations de La route de la servitude, Christophe de Voogd rappelle succinctement, dans « Hayek contre l’ultralibéralisme », sur Trop libre, et ce à l’encontre de certains clichés sur Hayek, que celui-ci n’a jamais été un partisan du laisser-faire intégral et qu’au contraire, en libéral classique, il a toujours prôné un Etat limité mais fort dans ce qui reste ses prérogatives, n’hésitant pas à s’en prendre à ce qui pour lui relève du dogmatisme chez certains libéraux du XIXème siècle.

On pourra compléter ce rappel, par la relecture du Mirage de la justice sociale, pourtant considéré comme le climax de son ultralibéralisme, où, là encore Hayek accorde une large place à l’Etat, au grand dam de certains, comme Hans-Hermann Hoppe, qui voient une inflexion sociale-démocrate de sa pensée, notamment dans la thèse 1 d’un article publié en 1994 : « Une critique des positions hayekiennes concernant le gouvernement et l’évolution sociale ».

Trop, pas assez, ou juste milieu : le rôle conféré à l’Etat dans la pensée de Hayek et du libéralisme est un point de débat intéressant dans l’œuvre de l’autrichien.

Publié par

Santiago Pinault

Après avoir validé une maîtrise de philosophie à l'Université de Franche-Comté, finalisé avec un mémoire qui concernait « Le criticisme de F.A. Hayek à l'aune du projet The Abuse and Decline of Reason (1935-1952) », sous la direction de F. Brahami, j'ai suivi un Master Recherche de philosophie économique, diplôme proposé conjointement par ce qui était alors l'Université de Provence (sciences humaines) et l'Université Paul Cézanne (droit, économie et gestion) avant la fusion des trois universités des Bouches-du-Rhône. Mon mémoire de master, sous la direction de G. Campagnolo et J. Magnan de Bornier, portait sur Friedrich Hayek et Karl Polanyi et s'intitulait « Un essai d’étude de l’épistémè moderne à partir des perspectives croisées de F. A. Hayek et K. Polanyi ». Outre un passage par la Chine dans le cadre du projet européen LIBEAC, je termine désormais une thèse de philosophie sur Karl Polanyi, à l'Université d'Aix-Marseille (AMU), me servant de la richesse documentaire des archives numérisées et publiées sur Internet, en 2014, par l'Institut Karl Polanyi, pour proposer une lecture non-idéologique de l’œuvre de l'auteur. Je suis aussi membre du réseau philo-eco et de la Society for the Development of Austrian Economics.

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