Market Theory and the Price System, second volume of The Collected Works of Israel M. Kirzner

After Economic point of view, his 1960 thesis and first volume, Liberty Fund publishes a second Israel Kirzner’s book in the occasion of the ten volumes Collected Works of Israel M. Kirzner. This one contains the 1963 Market Theory and the Price System with an original preface, the autor’s preface, appendix and index.

In his only textbook Kirzner presents an integrated view of Austrian price theory. Here, the basic aim is to utilize the tools of economic reasoning to explain the market process. The unique framework Kirzner develops for microeconomic analysis, following Mises and Hayek, examines error in decision-making, entrepreneurial profit, and competition as a process of discovery and learning.

Peter J. Boettke and Frédéric Sautet are editors of this volume as they will be for the whole project. Amazon users will be able to buy it on May 31.

Peter J. Boettke

Universités d’été et d’automne 2011

Outre l’université d’été du Mises Institute, à Auburn, Alabama, qui aura lieu du 24 au 30 juillet, deux rendez-vous paraissent incontournables cette année en France.

D’une part l’université d’été des « nouveaux économistes »1, organisée2 par IES Europe, et qui aura lieu à Aix-en-Provence du 21 au 24 août. Si le programme n’est connu que dans ses grandes lignes, on peut d’ors et déjà attendre les venues de Gerald O’Driscoll, Pascal Salin, Mart Laar, Jean-Philippe Feldman ainsi que les aixois Jean-Yves Naudet, Jean-Pierre Centi  ou Pierre Garello.

D’autre part, la première université d’automne en école autrichienne, qui aura lieu à Troyes du 30 septembre au 2 octobre, organisé par l’Institut Economique Molinari et l’ESC Troyes. A noter, les présences de Renaud Fillieule, Guido Hülsmann ou Martin Masse. Mais attention le nombre de places est limité à 40 : ne tardez pas à vous inscrire !

De manière assez attendue, toutes deux placeront la crise financière de 2008 et les crises des dettes étatiques (Grèce, Irlande, Islande, Portugal, Espagne, …) depuis 2009, au cœur des préoccupations et des débats.

  1. Terme assez général qui n’a rien à voir avec une quelconque approche macro-économique ou keynésienne, mais signifie concrètement une ligne proche du libéralisme classique et de l’école autrichienne d’économie []
  2. Pour la 32ème fois, la dernière ayant eu lieu en 2009 avec le thème “Markets & Morality” []

Un aperçu du rôle conféré à l’Etat chez Hayek

Partant de quelques citations de La route de la servitude, Christophe de Voogd rappelle succinctement, dans « Hayek contre l’ultralibéralisme », sur Trop libre, et ce à l’encontre de certains clichés sur Hayek, que celui-ci n’a jamais été un partisan du laisser-faire intégral et qu’au contraire, en libéral classique, il a toujours prôné un Etat limité mais fort dans ce qui reste ses prérogatives, n’hésitant pas à s’en prendre à ce qui pour lui relève du dogmatisme chez certains libéraux du XIXème siècle.

On pourra compléter ce rappel, par la relecture du Mirage de la justice sociale, pourtant considéré comme le climax de son ultralibéralisme, où, là encore Hayek accorde une large place à l’Etat, au grand dam de certains, comme Hans-Hermann Hoppe, qui voient une inflexion sociale-démocrate de sa pensée, notamment dans la thèse 1 d’un article publié en 1994 : « Une critique des positions hayekiennes concernant le gouvernement et l’évolution sociale ».

Trop, pas assez, ou juste milieu : le rôle conféré à l’Etat dans la pensée de Hayek et du libéralisme est un point de débat intéressant dans l’œuvre de l’autrichien.

De la liberté des Anciens … en epub

Quitte à s’éloigner un peu de l’école autrichienne, et en attendant de pouvoir le proposer en téléchargement directement sur Catallaxia.net (où le texte de 1819 est publié dans son intégralité : De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes), voici la célèbre allocution de Benjamin Constant au format .epub pour les téléphones portables et quelques liseuses et en .mobi pour les Kindle d’Amazon :

Bonne lecture !

La constitution de la liberté en Collected Works prévue pour 2011

La constitution de la liberté publiée en français en 1993 : un objet de plus en plus rare !

Alors que la traduction française de La constitution de la liberté, réalisée par Raoul Audouin et Jacques Garello et publiée chez Litec en 1993, reste introuvable dans le commerce1,  le volume 17 des Collected Works de Friedrich Hayek est annoncé sur Amazon pour le 15 mars voire le 1 août 2011 selon le site de Routledge.2

Il est dirigé par Ronald Hamowy qui, pour la petite histoire, fut membre du Committee on Social Thought et étudiant de Hayek à l’Université de Chicago, au moment où celui-ci écrivait La constitution de la liberté dans les années 50. On pourra d’ailleurs lire ce qu’il écrivait en 1961, dans la New Individualist Review, en marge de l’ouvrage qu’il va éditer maintenant : Hayek’s concept of Freedom:A Critique. Continuer la lecture de La constitution de la liberté en Collected Works prévue pour 2011

  1. On ne sait toujours pas si une réédition ou une nouvelle édition francophone est planifiée : si quelqu’un a des informations qu’il n’hésite pas à nous en faire part []
  2. Dans tous les cas il ne sera très probablement pas édité en 2010 encore, comme le souhaitait B. Caldwell en février 2010 dans une interview téléphonique donné pour le site FutureofCapitalism.com, afin de marquer le 50ème anniversaire de la parution de l’une des œuvres maîtresses de l’autrichien. []

A lire : Austrian Economics in transition et Les recherches sur la méthode en sciences sociales et en économie en particulier de Carl Menger

A lire, deux textes complémentaires.

Le premier, un recueil dirigé par H. Hagemann, T. Nishizawa et Y. Ikeda, et intitulé Austrian Economics in Transition: From Carl Menger to Friedrich Hayek, dresse un panorama complet de l’ensemble de l’école autrichienne, dans un angle large puisqu’un texte de Michele Cangiani est même consacré à Karl Polanyi.

Le second, à paraître prochainement aux Presses de l’EHESS, est un retour au père fondateur, Carl Menger. Gilles Campagnolo a en effet traduit pour la première fois en français Les recherches sur la méthode en sciences sociales et en économie en particulier publiées initialement et en allemand en 1883.

Des interviews de Hayek à voir sur Internet


Publiés par Bob Chitester de Free to Choose Media, neuf interviews de Friedrich Hayek, enregistrées en 1978 et réparties en 17 vidéos, sont visibles sur un mini-site hébergé par l’Universidad Francisco Marroquín (Guatemala). Parmi les interviewers on retrouve des noms bien connus comme ceux de James Buchanan (Public Choice) ou Armen Alchian (théorie des droits de propriétés). Continuer la lecture de Des interviews de Hayek à voir sur Internet

Les fils concernant l’école autrichienne sur Liberaux.org

Le forum de l’association Liberaux.org rassemble quotidiennement des libéraux d’horizons différents et si tous ne se sentent pas autrichiens, la majorité des contributeurs les plus prolixes s’en revendique. L’école autrichienne n’est pas elle-même libérale1 bien que les figures de proue des troisième (Mises, Hayek) et quatrième (Rothbard) générations s’en réclament. Les libéraux autrichiens, ne sont quant à eux qu’un des nombreux courants qui composent le libéralisme moderne. Ainsi, par exemple, la Société du Mont-Pèlerin, créée en 1947 sous l’impulsion de Friedrich Hayek, fait cohabiter en son sein des courants différents comme des membres de l’Ecole de Chicago, des ordolibéraux ou des libéraux dits « classiques », en plus des autrichiens. On intègre aussi l’objectivisme dans les courants libéraux et les adeptes d’Ayn Rand, même s’ils sont peu nombreux, sont aussi représentés sur Liberaux.org ; comme la pensée de la romancière intrigue et polarise par sa force provocatrice, elle est très souvent discutée dans le forum Lectures. Continuer la lecture de Les fils concernant l’école autrichienne sur Liberaux.org

  1. Cf. sur catallaxie.net : Des socialistes dans l’école autrichienne ? []

Des socialistes dans l’école autrichienne ?

L’école autrichienne est-elle forcément une « école libérale » ?, comme on peut le lire dans l’entrée « école autrichienne » du Dictionnaire d’économie contemporaine et des principaux faits politiques et sociaux1. Peut-il y avoir (ou y a-t-il déjà eu) des autrichiens ouvertement socialistes ?

Si l’on suit Hans-Hermann Hoppe et sa critique aussi féroce que documentée à l’encontre de la philosophie sociale et politique de Hayek, parue en 1994, on peut se dire que celui qui est considéré à tort par quelques idéologues-tapageurs comme un ultralibéral, est sur de nombreux points très proche de positions social-démocrates ou ordolibérales.

De même, son propre maître, Friedrich von Wieser, est-il aussi proche des Fabian anglais, et considéré par Ludwig von Mises comme un socialiste. Continuer la lecture de Des socialistes dans l’école autrichienne ?

  1. LAKEHAL Mokhtar (coord.), (2003) Dictionnaire d’économie contemporaine, et des principaux faits politiques et sociaux, Paris, Vuibert, 3ème édition, p. 261 []

« Au-delà des préjugés, le libéralisme éclairé par son histoire » : compte-rendu d’une conférence de Philippe Nemo

Une grosse centaine de personnes, dont principalement des étudiants, s’était réunie mercredi 24 février 2010 dans un amphithéâtre de l’Université d’Aix-Marseille (III), à l’appel de la Nouvelle voie1 pour écouter Philippe Nemo venu parler de l’histoire du libéralisme afin de dissiper quelques préjugés à son encontre.
Après une très courte présentation par son hôte du jour, le conférencier débuta donc son propos par quelques préambules sur les charmes de la région d’Aix-en-Provence, les facultés de droit et d’économie si chères à son cœur pour leur résistance face à la « pensée unique » et ses passages annuels aux Universités d’été des nouveaux économistes qui y sont organisées par l’ALEPS depuis 19782. Malheureusement, entrainé une irrépressible envie d’en découdre avec la « gauche » — qui, depuis 1981, tient en France l’ensemble des médias3, la culture4, l’Education Nationale5 et a fait basculer l’ensemble du pays de son côté de sorte que lui-même, modéré (« blairiste » critique et immobile, se trouve rejeté à droite (voire pour certains, à l’extrême-droite), tout en restant à l’écart du « délire collectif » à l’œuvre depuis — a largement empiété sur la partie véritablement historique et plus universitaire de son propos, menacée par le temps et le couperet d’un appariteur ayant pour mission de déloger tout ce beau monde une heure et demi après le début de la rencontre. Il put néanmoins rappeler quelques évidences au sujet du libéralisme, doctrine européenne6, comme l’atteste le très riche travail effectué en 2006 avec la publication, sous sa direction, de l’Histoire du libéralisme en Europe, et ce afin de montrer que le libéralisme n’est pas une doctrine anglo-saxonne que seuls des Thatcher ou des Reagan pourraient mettre en œuvre dans leur pays respectifs, mais que toute une tradition libérale, d’abord française (comme avec Boisguilbert), mais aussi italienne, allemande ou ibérique avait fourni à ce courant de pensée, à l’aube des Temps modernes, ses fondements et une histoire internationale. Continuer la lecture de « Au-delà des préjugés, le libéralisme éclairé par son histoire » : compte-rendu d’une conférence de Philippe Nemo

  1. Une toute jeune association libérale qui fait ses premiers pas en beauté avec l’organisation de cette conférence []
  2. Quelques souvenirs de 2008 en photo []
  3. Y compris lorsque TF1 fut privatisée, avec l’obligation d’instaurer comme responsable de l’information Michèle Cotta, « socialiste notoire », sans parler des pratiques du syndicat CGT du livre et du système de financement des journaux en France []
  4. Mitterrand a redistribué les postes aux Serge July et consorts pour leur retourner l’ascenseur après sa victoire politique []
  5. Les « barbares » de la même trempe que ceux qui ont envahi l’Occident pour quelques siècles après la chute de l’Empire romain, tous ces « ignorants », travaillent dans les ministères et font le « catéchisme » aux enfants de la maternelle à la fac, et ce y compris dans l’école privée puisque c’est la condition sine qua non pour recevoir les subventions []
  6. Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu prononcé le mot Occident une seule fois ce soir-là… Etait-ce pour se calquer sur le discours des jeunes gens qui l’invitaient ? Y a-t-il une évolution du penseur qui prétendait en 2004 nous définir ce qu’est l’Occident, une évolution sémantique considérant totale la synonymie entre Europe et Occident ou stratégique puisque défendre le projet « européen » est plus vendeur que de défendre un projet civilisationnel occidental vite taxable d’ethnocentrisme ? []