Partons de la thèse, popularisée par Alain Soral et François Asselineau, voulant que Mai 1968 soit le fruit d’un agenda occulte visant à détruire les trois grandes institutions qui structurent la société française après la Seconde Guerre Mondiale : le Parti Communiste, l’Eglise Catholique et l’Armée (via de Gaulle). Surfant sur les aspirations individualistes de la jeunesse, quelques contestations sociales des prolétaires vite tenues à l’écart par la bourgeoisie jouisseuse, des agitateurs auraient alors été aidé à mettre la rue parisienne sans dessus-dessous en même temps qu’on aurait donné une audience à une nébuleuse de penseurs foutraques, toute « la génération 68 » à qui on laisse dire tout et n’importe quoi1 pourvu que ça fasse illusion, les uns et les autres permettant de détruire les fondations institutionnelles et intellectuelles du pays.

Qui aurait alors voulu cette agitation en France et à qui profiterait cette destruction ? Trois hypothèses se dégagent.

< Hyp. 1 : Mai 68 servant l’agenda franc-maçon >

La première hypothèse veut que ce soit les loges maçonniques qui aient fomenté Mai 68, pour diffuser une idéologie libérale-libertaire, elle-même au service du libéralisme (Soral)

[A continuer]

Hyp. 2 : Mai 68 servant l’agenda nord-américain

La deuxième hypothèse serait que les Etats-Unis d’Amérique, via l’ACI, auraient aidé des meneurs 2 français afin de se débarrasser de Gaulle et de sa politique d’indépendance de la France, tant dans son refus d’entrer dans l’OTAN que de participer à la création de l’Europe fédérale pilotée par eux-mêmes via le Parti fédéraliste, Robert Schumann et Jean Monnet. C’est pourquoi, ils auraient lancé la première révolution colorée du XXe siècle. C’est l’idée que François Asselineau défend pour la France :

Le problème de cette hypothèse est qu’elle explique éventuellement le destin de l’Europe de l’Ouest mais pas de ce qui se passe dans les campus nord-américains…

Hyp. 3 : Mai 68 servant l’agenda juif

Le problème de la deuxième hypothèse est qu’elle est trop centrée sur la France (ou sur l’Europe) et oublie que les agitations de Mai 1968, non seulement suivent la révolution culturelle maoïste de 1967-683 mais que la grande vague de “sex, drug and Rock&Roll” des mêmes années vise à dépolitiser la jeunesse au niveau international. Elle fait fi du fait que sont les réseaux trotskistes sont des réseaux juifs, présents tant en Amérique du Nord, qu’en Europe après leur éviction d’URSS, et qui fonctionnent en symbiose, y compris dans leurs retournements idéologiques, lorsque les ultragauchistes anti-communistes deviennent néoconservateurs, dès qu’ils ont joué leur rôle de destructeurs du Parti Communiste de leur pays respectif. Mai 1968 sert, dans cette optique, à faire en sorte qu’au lieu d’être politisée et réactive, la jeunesse des démocraties libérales se drogue, baise et joue à être libre, et oubliant de manifester contre la Guerre des Six Jours grâce à laquelle les suprémacistes juifs en Palestine parviennent à tripler la superficie de leur colonie sur le dos des Palestiniens et des Egyptiens [Guyénot 2016, 272], oubliant de réfléchir à l’assassinat de Martin Luther King, qui « embarrassait le gouvernement de Johnson par ses récentes prises de positions contre la Guerre du Vietnam » [Guyénot 2016, 275] et « qui avait grandement déçu les sionistes [… alors] qu’il avait reçu un important soutien financier, légal, logistique et médiatique de la part des Juifs américains qui contribuèrent ainsi à sa renommée mondiale et à sa consécration par le Prix Nobel de la Pais en 1964 » en refusant son soutien à l’armée conquérante de 1967 [Id., 275-276], oubliant de s’indigner à l’assassinat de Robert Kennedy en 1968, après celui de son frère président qui laisse la place à un Johson pro-sioniste. Et qui permet au Peuple Elu par Lui-Même d’éliminer De Gaulle de la vie politique pour le punir d’avoir osé son discours sur « le peuple dominateur et sûr de lui-même » :

C’est ainsi qu’on trouverait parmi les meneurs de Mai 68 en France, on retrouve les Juifs Alain Geismar, Daniel Cohn-Bendit, Michel Recanati, Alain Finkielkraut, Olivier Castro, Daniel Schulmann, Yves Fleischl, Bernard Kouchner4, Benny Lévy, André Glucksmann, Robert Linhardt, Tiennot Grumbach, Marc Kravetz, Alain Krivine, Daniel Gluckstein, Pierre Lambert, Daniel Bensaïd ou Henri Weber…5

Reste à en comprendre pourquoi. On peut penser que le messianisme juif allié à l’arrogance de l’Election, les poussent à être les mains visibles de l’Histoire et qu’ils travaillent en Juifs pour Israël. On peut penser que sont des Juifs qui détestent leur propre milieu fermé et veulent s’émanciper d’un milieu étouffant en détruisan tout autour d’eux. On peut penser aussi que leurs jongleries intellectuelles permanentes avec leurs textes leur donnent quelques prédispositions à la ratiocination et que leur statut de peuple éternellement étranger et attaqué les pousse à plus d’audace… L’analyse ci-dessous rajoute l’idée que la génération des enfants des parents qui avaient connu les camps de concentration allemands6, sommés de se taire et de se fondre dans la masse, on eu envie d’exister, comme une deuxième ou une troisième génération d’immigrés se sentent chez eux dans le pays d’accueil et décident d’affirmer qu’ils existent, à la différence que ces Juifs ne se sont pas dit Juifs mais maoïstes, socialistes ou anarchistes, quand un enfant d’Africain ou de Maghrébin s’affirme en tant que tel.

Effectivement, ce commentaire confirme l’hypothèse de l’arrogance de l’Election : les Juifs participent à l’Histoire car c’est leur mission, et nous devons donc les remercier de se présenter pour nous guider, merci, merci merci d’être là pour nous Israël qui doit mener l’humanité trop conne pour se mener elle-même.7

On peut aussi être d’accord avec le commentaire voulant que ces Juifs n’ont pas agit en Juifs, mais en apostats et idolâtres, si leur action a été en rupture avec les enseignements du judaïsme, si on fait fi qu’il y a un double standard dans la pensée judéo-talmudique et que ce qui est valable pour les goyim ne l’est pas pour les Juifs entre eux. Ainsi qui dit à ce commentateur bienveillant que le gros Cohn-Bendit ne soit pas un frankiste censé apporter la peste morale et intellectuelle en France et en Allemagne, quand il se garderait bien de le faire à Jérusalem, gardant ainsi une terre préservée de toutes ces corruptions où il pourrait se réfugier en dernier ressort, alors qu’il lui importe de profiter des pays goyim pour s’empiffrer, de salir leurs enfants, de jouir sans limite et de tout laisser dégueulasse derrière lui, mais …chez les autres. C’est aussi oublier le caractère parallèle des agitations dans le monde qui ne peuvent s’expliquer par des réalités nationales, et notamment le fait que les trotskistes nord-américains et européens évoluent exactement de la même façon, se contredisant également d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, mais doit bien s’expliquer par une coordination internationale occulte.

Donnons tout de même la parole à cet autre Juif, journaliste et socialogue, qui lui était viscéralement anti-Mai 68 :

Esquisse de conclusion

Enfin, il faut rajouter que la troisième hypothèse peut reprendre les deux premières, car les Juifs, si les loges maçonniques sèment le chaos dans le monde pour l’ordre marchand dont ils tirent les ficelles, si les EUA sont une marionnette des juifs via les néoconservateurs et si le libéralisme économique est l’idéologie qui est taillée pour les affaires protestantes8 et juives 9, alors finalement les événements servirait leur plan séculaire, s’il existe.

Bibliographie

GUYENOT Laurent, [2016] Du Yahvisme au Sionisme, Kontre Kulture, 399 p.

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Photo d’entête : “IMGP3783” par alserrano.

Notes

  1. Un peu comme les révolutionnaires en France ont laissé sortir Sade de la Bastille.
  2. Le Front al-Nosra de Saint-Germain-des-Près armé de pavés et de slogans.
  3. Je n’ai jamais réussi à établir un lien important et significatif entre la Chine et des maîtres à penser occidentaux, franc-maçons ou juifs, même si des dirigeants chinois ont fricoté avec la maçonnerie en France.
  4. Presque juif, de mère protestante.
  5. Liste établie – oui, une liiiiiste ! Ca sent les heures les plus ombres de l’Histoire, non ? Allez, gagnez un point Godwin et retournez à la case départ – grâce à une vidéo que je trouve néanmoins très mauvaise, mais je n’ai pas trouvé meilleur.
  6. Inusable Shoah !
  7. On dirait un discours colonisateur du XIXème siècle, et la responsabilité des peuples civilisés d’aller apporter la science et le Christ aux arabes et aux noirs.
  8. Ces chrétiens judaïsés, cf. Zlatkine, Le siècle juif
  9. Et ce depuis le XVIIIème siècle via les Lumières.

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