Le char et l’olivier [2019] – Roland Nurier

Il ne faut que quelques secondes de visionnage pour comprendre pourquoi Le char et l’olivier de Roland Nurier sera un petit pétard mouillé inutile et dérisoire à sa sortie, en novembre 2019. En effet, dès lors qu’apparaît à l’écran un Indien d’Amérique du Nord et que l’amalgame entre le massacre des ethnies nord-américaines et le nettoyage ethnique rêvé par les Sionistes en Palestine est mis en place, souligné trois fois au fluo jaune surbrillant pour que même le bailleur étourdi du fond de la salle, comprenne bien l’angle d’approche, on pressent que le film va rater l’essentiel. Un peu plus tard l’Afrique du Sud est conviée, comme si le Juif n’était qu’un blanc Européen colonisateur comme un autre, ce qui est un non-sens évident. Ce faisant le réalisateur ne fait aucun mystère de ses intentions : en bon blanc Français choqué par ce qu’il a vu à Gaza et vaguement honteux de ce qu’ont réalisé les Européens ces derniers siècles dans le monde moins technologiquement avancé qu’eux, il a pris sa caméra pour mettre en images ce qui au final n’est rien de plus qu’un article Wikipedia “Conflit israélo-palestinien” de bonne qualité, expliquant aux plus fainéants de ses amis humanistes français qui n’aiment pas lire, ce qui se passe en Palestine depuis le début du XXe siècle avec une large accélération depuis 1947. Pourquoi depuis 1947 ? Parce qu’entre 1933 et 1945, s’est passé quelque chose en Allemagne puis dans toute l’Europe qui donne un indice que le Juif sioniste n’est pas qu’un rejeton du colonialisme ou du nationalisme du XIXème siècle arrivé, né autour de Theodor Herzl à Bâle en 1897, mais arrivé avec des décennies de retard.1

On imagine donc assez Roland Nurier comme le personnage de Sorj Chalendon dans Le Quatrième mur qui découvre l’horreur d’un pays à laquelle il n’était pas prêt et dont il ne peut revenir tout à fait. Sauf que la camarade Roland, ce n’est pas du théâtre qu’il veut faire mais témoigner du traitement indigne des Palestiniens par les occupants avec sa caméra. Ce à quoi doit aboutir cette conscientisation ? On ne sait pas trop : sans doute des pétitions dont les gouvernements nazisraéliens n’entendront jamais parler, assurément un boycott plus que compliqué à mettre en place pour maintes raisons, peut-être du théâtre engagé destiné à donner du boulot à des amis intermittents du spectacle qui en ont marre de passer leur journée à lire Libération et dont le public sera d’autres artistes engagés qui eux-mêmes ne sont suivis que par un petit cercle fermé qui ne survit que par la subvention étatique.2 Sans doute soigne-t-il sa conscience et pourquoi pas – bien malin celui qui peut juger son prochain lorsqu’il gère comme il peut sa propre inutilité dans ce vaste monde qui nous dépasse.

En l’occurrence, Roland Nurier, Lyonnais apparemment assez discret et posé, n’est peut-être pas si inutile qu’il devrait l’être. En prenant un soin méticuleux à ne pas voir que le choix d’une terre déjà occupée par des habitants musulmans3 pour y installer des colons ne s’est pas fait par hasard, qui plus est sur ce bout de cailloux sans pétrole, sans position stratégique et à portée de tirs de trois mondes musulmans (ottoman, perse et irakien) divisés entre chiites et sunnites, à ne pas voir non plus que le nom propre ‘Juif’ est polysémique et qu’une de ses trois acceptions fait référence à une (attention, lavez-vous les yeux après avoir lu ce mot si vous êtes de gôôôôôche) religion …il est peut-être utile, après tout. Mais comme idiot. Cela le conduit même à frôler le ridicule puisqu’après un historique plus proche du dessin animé que du documentaire (trop peu d’images d’archives viennent montrer ce qui s’est passé entre 1947 et 1967), alors qu’il part interroger ses amis gauchistes athées qui officient à Politis, Le monde diplomatique ou autres publications qui prennent – comme lui – bien soin, dans le confort de leur belle bibliothèque légitimisante, à ne pas tirer toutes les conséquences de ce qu’ils ont compris pour ne pas s’attirer trop d’ennuis4, ou encore lorsqu’il s’entretient5 avec des leaders Palestiniens, beaucoup de réponses évidentes restent en suspens du fait d’avoir volontairement voulu nier l’aspect religieux de l’installation des Juifs en Palestine et l’aspect messianique du Sionisme. Avec quelques cabrioles, donc, le militant humaniste non-religieux6, s’ingénie à ne pas expliquer pourquoi le Sioniste est venu à …Sion. Au passage, M. Nurier ne rappelle pas que Herzl avait un temps pensé à installer son foyer national juif en Argentine7 ou en Afrique… Pourquoi donc sont-ce des Juifs et pas des Roms, des Tsiganes ou des homosexuels qui ont obtenu des Britanniques une terre, alors que les derniers ont aussi été pourchassés par le Troisième Reich ? Pourquoi donc un Rothschild avait-il arraché une promesse pour la Palestine à Balfour, dès 1917, bien avant qu’Hitler apparaisse sur la scène politique et alors même que de nombreux Juifs étaient en Russie pour une révolution eschatologique fille du Juif Marx ? On allait se demander si la réponse se trouvait dans une collection de livres assez connu qui a pour nom Torah et qui sert aussi à deux autres religions dont on entend parfois parler, que déjà on a le visage tourné vers ces colons qui agressent les familles, saccagent les oliviers, organisent des check-points humiliants ou coupent l’eau et l’électricité à des populations entières, martyrisées. Le poète palestinien Mahmoud Darwich a tout de même 10 secondes d’écran durant lesquelles il évoque le nom de – on ose ? – Dieu ; alors on voudrait insister : peut-être que les Européens qui ont massacré les Indiens d’Amérique ou les blancs qui se sont installés sur des terres peuplées par des noirs en Afrique, avaient une idéologie raciste qui les poussaient à mépriser ces peuplades jugées inférieures, mais les Juifs, du moins les Séfarades8, ne sont pas si différents des autres Sémites de Palestine, non ? N’y a-t-il pas, une petite différence rel… déjà nous voilà suivant le récit de la Nakba (la “Shoah” des Palestiniens, leur « catastrophe »), de ses mères qui sont parties avec les clefs de leur maison, pensant rentrer quelques jours après chez elles avec leurs familles et qui sont toujours réfugiées hors de leurs terres volées et nettoyées culturellement par les suprémacistes qui ont détruit les maisons et changé les noms des endroits pour qu’ils soient à jamais méconnaissables. Un Palestinien rappelle qu’Israël, la nation de Ben Gourion, de Moshe Dayan et de Golda Meir9, n’a pas de constitution civile10 et qu’on ne connait pas ses frontières.

Ayant vu ce documentaire lors d’un festival de courageux résistants tellement gênants pour le Système que la police ne pense pas à les arrêter, qui ont décidé de sauver la Terre, la Lune et l’univers du haut de leur science incapable de tenir un plan quinquennal dans un pays, qui aiment les animaux parfois plus que les humains et dont les femmes se laissent pousser les poils pour montrer leur liberté d’être ce qu’elles sont11, bref des gentils qui ont la gentillesse de nettoyer derrière eux lorsqu’ils se masturbent l’héroïsme en groupe, je me suis osé à un truc fou lors de la séance de questions/réponses : citer la Genèse, ce petit texte traduit en plus d’une centaine de langues depuis des décennies et leur rappeler qu’un Dieu appelé Yahvé avait élu un peuple12 et

en ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram, et dit: Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate

Genèse 15:18

Alors que mon rôle était de poser des questions, j’avais au contraire la réponse à la question des frontières d’Israël (dans version aussi appelée le Grand Israël) et que je pouvais donc régler une des énigmes du documentaire, en émettant même l’hypothèse que, taquins, les Sionistes avaient affiché ces frontières en gros bleu qui coule sur leur drapeau national. J’en profitai pour apprendre au réalisateur dont la caméra avait été aimanté par l’atrocité de Gaza, qu’il y avait aussi une histoire de Troisième Temple à construire à la place de la Mosquée Al-Aqsa, que des autorités r.eligi… (chuuuut, il ne faut pas prononcer le nom !) avaient même montré les plans à l’Évangéliste sioniste chrétien de combat Donald Trump, et plus récemment la maquette à l’Évangéliste sioniste chrétien de combat Jair Bolsonaro, pendant qu’on nous prépare – il vit peut-être dans une grotte à Lyon, ce monsieur, pour l’ignorer – à une guerre contre l’Iran chiite face aux sionistes, aux évangélistes et aux wahhabites, et ce dès 1994 puisque Samuel Huntington – ce néo-conservateur juif nord-américain – nous avait prévenu bien avant la manipulation du 11 septembre 2001 et l’invasion de l’Irak, que le « choc des civilisations » du XXIème siècle dont lui et ses copains de l’État profond s’ingénieraient à rendre effective la prophétie, serait religieux.

C’est à ce moment qu’est intervenu le deus ex machina de cette agape cinématographique, humaniste et gentille. Enfin pas vraiment deus mais membre du peuple élu par deus, via Sarah Katz et sa gouaille de passionaria de l’UJFP. Celle-ci, en effet, est juive, donc elle sait pour la Palestine occupée et les colons juifs, c’est de son sang. Elle a même participé à une flotille pour Gaza en 2018 et on l’imagine volontiers cheveux aux vents téléphonant à Nicolas Sarkozy telle une BHL allant libérer sa Lybie à elle13. Et voici qu’elle assène à la salle, cette dernière apeurée par mon audace comme si j’avais attiré le mauvais œil sur nous en citant les gros mots interdits, que, non, non, non, le projet sioniste n’est pas religieux. Comment le sait-elle ? Apparemment, si elle ne croit pas à l’élection d’un Dieu sur elle et son peuple qui en ferait des êtres plus qu’humains, ce doit être le sang juif qui coule dans ses veines et non dans les miennes, qui lui donne cette connaissance plutôt que de ses connaissances dont elle ne fait pas montre, puisque d’argument nous n’en n’eurent aucun, bien que j’eusse, dans ma remarque, présenté au moins un fait biblique et deux faits d’actualité. Incantez, incantez, il en restera toujours quelques-uns pour gober.

Cela dit, arrêtons-nous sur deux points et laissons tomber le documentaire qui n’apporte rien à la question du conflit entre Sémites juifs et musulmans en Palestine, aucun nouveau document, aucun angle d’approche éclairant sinon de la fausse lumière obscurantiste, rien que du pense-bête pour les gens qui n’ont rien suivi.

Le premier point que je retiens est l’éclipse du réalisateur un peu timide face à la juive de l’UJFP. On est assez agacé en France par l’omniprésence des Juifs nationaux-sionistes, ou néoconservateurs, ou encore, si on veut, la version casher et française du national-socialisme hitlérien ayant viré le socialisme et n’ayant pas encore tout à fait tous les chars nécessaires pour tabasser les Français qui résistent à leur domination, dont on retrouve un commissaire politique dans chaque émission médiatique du service public ou privé14, ; comme on est assez agacé de voir que pour parler de l’histoire de la France c’est à Eric ‘Moshe’ Zemmour qu’on fait appel sur les plateaux de télévision, qui est notamment le seul ayant le droit de rétablir l’équilibre sur Philippe Pétain alors que nombre de bons catholiques pourraient vous en parler mieux que lui mais qui sont personnes pestiférées sur les médias publics et qui sont reclus à des radios confidentielles. Ces gens agaçants sont d’ailleurs évoqués par Roland Nurier, qui souligne le rôle néfaste et liberticide du CRIF en France et de l’AIPAC aux EUA, pendant quelques secondes dans son film. On voit donc ici, avec Sarah Katz montant au créneau et effaçant le réalisateur, que le Juif marxisto-déconstructeur postsocialiste est aussi omniprésent15 que son homologue national-sioniste, s’arrogeant la même supérieur de peuple non-religieux mais tout aussi élu par Celui dont il ne faut pas prononcer le nom et qui n’existe d’ailleurs pas parce qu’elle est Juive et que même si elle ne semble rien connaître à la relgion d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sa judaïté lui suffit pour savoir.

J’avoue même préférer le juif national-sioniste (la crifouille) au juif socialiste de l’UJFP, pensant le premier très rusé et manipulateur et le second assez bête, donc dangereux. Ils sont tous aussi néfastes et dangereux dans les sociétés où ils sévissent mais le premier, parce qu’il est Juif et agit en Juif pour les Juifs y compris en se faisant plus de ton pays que les plus anciennes familles de ton pays, sait ce qu’il fait et où il veut aller pour les décennies à venir. Le messianique et pervers a un génie des psychopathes méticuleux et patients qui force le respect. Le Juif socialiste, lui, a tous les défauts du socialiste – notamment d’avoir l’arrogance de gauche qui se sait dans le camp du Bien et fort de son intuition géniale s’exonère de toute réflexion sur ses positions – mais les amplifie encore avec une tchatche de marchand de foire. En tant que Juif, donc de victime absolue, il est la douleur. En tant qu’Antigone moderne lorsque c’est Netanyahou qui est Créon, il sait mieux que les autres ce que c’est que la solidarité, l’amour du prochain. Lui aussi est plus Chrétien que le Chrétien, même s’il n’a jamais compris l’esprit des Évangiles. Le juif socialiste avec son idéologie immigrationniste, même quand il n’est pas au Grand Orient et n’applique pas des consignes maçonniques directes et conscientes de destruction d’Edom, s’évertue à le détruire en le submergeant de population allogène arrivées de manière bien trop importante et trop rapide pour être assimilée. Ce faisant, il critique la colonisation politico-économique du blanc chrétien ou du Juif riche mais ne se trouve aucunement gêné de remplacer une civilisation par une autre, si les colonisateurs sont des pauvres noirs et arabes venus fuir le chaos créé par les coréligionnaires juifs du socialiste. L’universalisme de ce dernier détruit les civilisations où on lui prête son oreille et, certes, il s’attaque aussi au nationalisme des colons juifs en Palestine. Seulement, comme il n’a pas de pouvoir là-bas, sa voix y est inopérante. Le néoconservateur, lui, travaille consciemment à parasiter ton pays pour qu’il serve son peuple et l’unique pays qui l’intéresse : Israël. Il tisse ta toile, établit des plans sur plusieurs années avec la Franc-maçonnerie gnostique, se joue des Musulmans, et tous ces réseaux de réseaux avancent dans leurs agendas. Le juif socialiste est juste le pion dans cette histoire : quand le socialiste fait rentrer l’immigration massive de musulmans dans ton pays, je ne crois pas que ce soit en concertation avec le juif bourgeois, qui attendra dix ans pour en faire des ennemis des Chrétiens et lancer Musulmans et Chrétiens les uns contre les autres pour mieux les affaiblir mutuellement. Le juif socialiste est juste assez bête pour croire à l’idéologie socialo-maçonne sans qu’on ait besoin de le faire entrer dans un complot. Certes, il faut bien qu’une bouche ait deux mâchoires pour se fermer, mais l’une bouge toute seule. Le juif bourgeois et patron-parasite, lui aussi rêve de remplacer ton peuple millénaire et fier par des étrangers précaires (donc corvéables à merci) et sans racines – et György Schwartz (George Soros) s’en charge à merveille – et le fait consciemment ; l’autre est son meilleur allié, mais je ne crois pas au complot des juifs de gauche et de droite qui seraient membres d’un Système organisant une opposition contrôlée : il suffit, pour se servir du gauchiste, de flatter sa bêtise et de lui permettre de la réaliser. Le juif socialiste est donc peut-être juste un idiot utile plus bruyant et est-ce pourquoi c’est Sarah Katz, après les Cohn-Bendit, Benny Lévy, Geismar, Linhart, bref la grande majorité des tombeurs de De Gaulle, du PC et de l’Église en Mai 68, et non Roland Nurier, qui nous assène sa vérité non-démontrée et totalement contraire aux faits.

Le deuxième point que je retiens sont les applaudissements de la salle à la fin de la courte tirade de Mme Katz, une fois qu’elle est venue nous annoncer péremptoirement que le Sionisme n’est pas (ou ne cache pas) un projet religieux et eschatologique. A priori nul spécialiste dans la salle. Je remarque même que tout le monde regarde bien devant lui quand je fais ma remarque, et que personne ne bouge. J’ai opposé un peu quelque chose ne voulant pas être long, Mme Katz, rien.  Mais c’est elle qu’on applaudit. De quoi ces applaudissements sont-ils donc le nom ? De la lâcheté.  Car le gauchiste ne veut pas voir la réalité en face. Celle-ci est que c’est le fort qui impose les catégories que Carl Schmitt appelait d’ami/ennemi. Ainsi, de nombreux Juifs-de-sang européens ne se sentaient pas particulièrement Juifs, mais quand Hitler était fort et mettait leurs coréligionnaires en prison, ils n’avaient pas le choix : ils étaient Juifs. De même, si c’est le Sioniste qui est fort, qu’il est composé de têtes pensantes juives et de Chrétiens débiles, que ceux-ci ont la première armée du monde pour eux, le gauchiste n’aura pas le choix que d’être entrainé de force dans une guerre de religion. Or, il s’apercevra qu’il est totalement désarmé face à cela. Lui-même n’est souvent pas gnostique franc-maçon, donc sa laïcité républicaine est vide puisque celle-ci est la manifestation politique de la franc-maçonnerie. Il n’est plus Catholique, religion qui lui offrait le modèle d’une Europe politique en ordre de marche, celle qui pouvait organiser des croisades et la conquêtes des Amériques, même si les pays n’étaient pas toujours unis malgré les alliances familiales entre pays. Il n’est même plus communiste et n’a même plus pour lui le judaïsme laïcisé de Marx où l’eschatologie est menée par le prolétariat comme classe élue par l’Histoire (à défaut d’être le peuple élu par Yahvé), comme « horizon indépassable ». Il n’est plus rien qu’un gentil défendant les minorités, les femmes, les animaux ou les plantes. Qui croyait être l’avant-garde éclairée devant sauver la Terre et qui se trouve pris dans la guerre qu’il ne veut pas. Un nouvel avatar du couillon craintif de 1938 qui croit la paix sauvée à Munich, et qui refait la même erreur près d’un siècle plus tard avec Netanyahou. Cet être perdu absolument pas adapté à l’enjeu de son époque, qui votait pour des socialistes ou des socio-démocrates qu’il ne trouvait jamais assez à gauche, qui défendait le communisme mais de manière critique, n’est-ce pas ?16 Et voilà qu’il doit se situer dans un conflit armé dont lui et ses copains gentils se sont efforcés péniblement de ne pas comprendre les tenants et les aboutissants, à l’exemple de ce film. Il dormait dans un olivier, il faisait “dring dring” avec son vélo de bobo parisien urbain branchouille bruncheur cosmopolite citoyen du monde qui mange bio et équitable aux concerts d’électro-djembés modernes et traditionnels à la fois pour manifester sa colère face à l’urgence climatique17, et les victimes à 6 millions de morts de Hitler viennent avec le char, bien décidés à en faire dix fois plus pour leur plan de Grand Israël promis il y a trois mille ans en même temps que YWHW leur a dit qu’ls pouvaient créer un Empire mondial piloté depuis Jerusalem. Alors, il pleurniche sur son olivier. Il essaye de se planquer. Il descendra peut-être de l’arbre si ce n’est pas trop dangereux et ira faire ‘dring dring’ pour dire non à la guerre, on est tous frère, c’est pas gentil les méchants et il croisera peut-être Greta Thunberg et Roland Nurier ! En attendant il balise car si les Juifs sont redevenus un peuple, lui n’est plus rien : sa démocratie ayant été volée par l’oligarchie mondiale, qui suivra l’OTAN en cas de manipulation guerrière, il sera obligé de critiquer sans pouvoir rien faire. Certes, il aura témoigné son désaccord, comme il votait PS ou suivait Staline de manière critique, pour sauver sa conscience de mouton rebelle.

Bref, c’était un film pas mal réalisé formellement mais à côté de la plaque sur le fond vu au milieu de gens gentils mais gentiment nunuches.

Photo d’entête : “Free Palestine” par Alisdare Hickson

Notes

  1. Comme si les Juifs avaient attendu le XXe siècle pour se donner à cœur joie dans le colonialisme et y prendre une part plus qu’active que les historiens n’ont pas toujours le droit de montrer. Voyons, Roland, pourquoi les Juifs auraient-ils attendu si longtemps pour se lancer et se trouver un foyer national juif, notamment aux EUA ou en Afrique où l’espace est si abondant ?
  2. État qu’ils abhorrent, cela va sans dire, en bons rebelles qu’ils sont.
  3. Contrairement à la Patagonie, aux immenses plaines mongoles, à la Sibérie, au Canada, bref le monde est plein de terres vides où installer un micro-peuple de 13 millions d’habitants élu par YWHW.
  4. On n’est pas souvent très courageux dans les milieux de gôôôôôche, ou juste lorsqu’on est entre soi et qu’on débat sur de micro-différences et sans risquer ni amendes ni prison ni un grand opprobre médiatique. Même un zadiste est traité avec déférence et s’il est méprisé des bourgeois, le mépris est réciproque donc il n’y a pas grand mal ; que les gôôôôchistes s’essayent à être patriotes au lieu d’être cosmopolites et on reparlera de ce que c’est que le courage et la marginalité.
  5. Mais sans jamais se mettre en scène, ce qui est appréciable, et qui différencie un peu l’homme de gauche de la femme de gauche qui, elle, fait toujours dépasser un petit bout de téton ou de nombril de sa caméra, la maladroite.
  6. J’allais écrire laïc, mais depuis que Vincent Peillon a expliqué en quoi la laïcité est un substitut républicain du catholicisme, du noachisme avant l’heure mis en place par les Protestants franc-maçons et le Juif déguisé en républicain, les laïcards non-initiés commencent à sentir l’entourloupe de leur progressisme luciférien pour Lumières à la lanterne peu éclairée.
  7. D’ailleurs, on chuchote en Amérique du Sud qu’un plan de seconde Palestine est en préparation, le Plan Andinia, visant à créer une seconde Palestine, en plus de la première ou comme plan B en cas de soucis graves. C’est d’ailleurs un fait que de très nombreux soi-disant étudiants israéliens en vacances et qui ne sont rien d’autres que des militaires venus faire des relevés topographiques de la Patagonie, sont remarqués et détestés au Chili.
  8. On note d’ailleurs que le réalisateur ne note jamais la différence entre les Séfarades et les Ashkénazes.
  9. Ah non, toute la composante socialiste, les Kibboutzim et tout, ont disparu de la photo de M. Nurier étourdi : Israël c’est une colonie de droite, parce que la droite c’est les méchants, Israël c’est les méchants et les méchants ils ne peuvent pas être de mon camp puisque je suis un gentil et de gauche. CQFD.
  10. C’est donc une thé… une théo… une théocratie, Roland, non ?
  11. On a hâte qu’elles fassent caca devant nous pour nous montrer combien elles sont humaines !
  12. Là j’eus un petit éclair dans le regard de l’assistance à qui il semblait bien que certains d’entre eux avaient entendu parler d’une histoire de Peuple Élu, de Tables de la Loi, ou de David, comme le nom de l’étoile dans La Liste de Schindler, tout ça, quoi, des trucs dont on parle tous les trois jours à l’école républicaine de 2 à 18 ans, parce que la mémoire, ah la mémoire, quiconque la perd deux minutes est un Nazi.
  13. Allez voir la bande-annonce du Serment de Tobrouk pour comprendre toute la beauté de la geste.
  14. Les Haziza, Elkabbach, Demorand, Golnadel, Zemmour, Lévy père fils petits-fils jusqu’au Lévitique, Elkrief, Finkielkraut, ad lib., sans parler des propriétaires juifs de Libération ou de BFM en la personne de Patrick Drahi, qui paye ses impôts à Tel Aviv. Tous aussi médiocres sauf Zemmour mais dont on ne comprend pas leur présence dans les médias si on n’a pas compris ce qui les relient et leur rôle dans le Système de domination.
  15. N’ouvrons pas ici la discussion sur les révolutions russe ou Mai 68 où leur présence est disproportionnée.
  16. C’est-à-dire que la déroute économique n’était jamais de la faute du communisme mais de causes exogènes et qui avait critiqué le goulag sans comprendre pourquoi à chaque fois il y avait du goulag, bref son socialisme rêvé donnait toujours des fruits gâtés mais jamais il n’aurait voulu changer d’arbre.
  17. 10 ans déjà qu’on lui sert la soupe de l’urgence et des réunions de la dernière chance, et 10 ans qu’il croit à cette temporalité destinée à l’empêcher de se poser pour réfléchir, le con de l’avant-garde diplômée et éclairée.

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