Le noyau de ma réflexion est formé par la pensée de Friedrich Hayek, dont j’essaye de continuer et élargir la pensée en intégrant des données et des paramètres qu’il  n’avait pas ajoutées1 dans les derniers déploiements de sa réflexion.

Poussant jusqu’à ses limites la possibilité d’ordres spontanés – idée qui est au cœur de la philosophie de Hayek – ces pages et les différents sujets étudiés en exemples, sont consacrés à penser la possibilité de ce type d’ordre dans un monde non pas seulement traversé par les tentations « constructivistes », mais peuplé de faussaires et de réseaux occultes, qui génère un doute profond sur la véracité des discours officiels et peut pousser à douter-même de l’existence d’une quelconque spontanéité, dès lors qu’on envisage une forme d’ordre par le chaos, et ce malgré les arguments sur la complexité de l’autrichien.

Cette volonté de réalisme prenant la mesure de la culture du secret dans toute société, m’amène aussi à voir en plus de la « lutte des classes » qui existe entre riches et pauvres au niveau des pouvoirs légaux de coercitions (juridiques et politiques), de la survie et du confort matériel, il faut notamment penser une lutte entre faussaires et ignorants, c’est-à-dire entre ceux qui ont les moyens de production d’informations publiques (et parmi ce pouvoir de production, celui, préalable de définir ce qui est admis comme étant une information à diffuser) et ceux qui sont tributaires de ces premiers.

Cette réflexion sera répartie en six grands thèmes :

  1. Epistémologie (d’un monde de faussaires)
  2. Anthropologie
  3. Langage et visions du monde
  4. Culture et idées
  5. Organisations sociales
  6. Histoire

Comme il est primordial aussi de ne pas utiliser des fausses catégories, qui ne sont jamais que la victoire de fait de mauvaises conceptions du monde, un lexique sera mis en place pour définir ou discuter certains concepts utilisés sur ce site.

Photo d’entête : “Your Blue Vegas” par Thomas Hawk.

Notes

  1. Ou qu’il n’a pas eu le temps d’intégrer, dans les années 1980, après un doute anthropologique qui l’aura fait agrandir le cercle de ses préoccupations, comme on peut le voir dès l’épilogue de Droit, législation et liberté  et la Présomption fatale, même si ce dernier (brouillon de) livre n’est pas vraiment de Hayek. []