Les témoignages de Serge Garde

Outreau, l’autre vérité, de Serge Garde (2015)

Passage de Serge Garde à Meta TV (2014)

La suite de l’entretien concerne l’affaire du petit Grégory/Villemin et l’affaire Robert Boulin.

Retour à Outreau – Synthèse des conférences de Jacques Thomet – PACA 2013 (2013)

Tentative rapide et maladroite de synthèse

Si je comprends bien, au final des procès (à Saint-Omer et Paris), la capitale s’est servie de l’affaire pour mettre au pas la justice provinciale, en la ridiculisant. On a fait condamner quelques pauvres pour rassurer l’opinion publique et puisqu’on ne pouvait pas totalement nier tout ce que racontaient les enfants ; on a acquitté les plus riches (les seuls qui pouvaient payer ces services de proxénétisme) et on n’a jamais essayé d’expliquer comment dans une cité pauvre des gens peuvent passer de l’abus sexuel intrafamilial à un réseau organisé à grandes échelle (50 enfants concernés et plus de 60 adultes) comme on en évoque dans bien d’autres affaires… On peut pourtant légitimement penser que ces gens du quart monde n’ont pas pu mettre en place tout ceci, ce qui n’est pas un mépris de classe, il y a du bon sens et de la créativité populaire, mais ces gens si ces gens-là qu’on dépeint comme vivant sous perfusion de l’assistance sociale étaient débrouillard, on imagine qu’ils auraient utiliser leur astuce à d’autres choses, y compris illégale, mais qu’il n’est pas naturel à aucun groupe humain de développer une activité de prostitution infantile d’une telle ampleur si des personnes extérieures ne prêtent pas main forte, eux, mus par des intentions bien politiques et appliquant des recettes éprouvées, selon une méthodologie qui ne doit rien à l’improvisation.

J’ai du mal à ne pas voir dans le juge d’instruction Fabrice Burgaud, un avatar du « petit juge » Lambert de l’affaire du petit Grégory qui ne fait pas partie d’un réseaux du Pouvoir et qu’on détruit pour servir d’exemple à ses collègues, ou qui ne l’est pas assez encore et qu’on teste pour voir s’il se soumet.

Je note la présence de Dupont-Moretti, danseuse médiatique du Système qui l’envoie ici ou là et la présence d’un expert, M. Paul Bensussan1, venu professer en “grandeur nature” quelques thèses « antivictimaires sans aucun caractère scientifique (le Syndrome d’Aliénation Parentale et les “Faux souvenirs”) »2. Puisqu’on peut légitimement parler d’un lyssenkisme juif, il serait drôle de se demander si ce même expert pourrait reconnaître que les déportés dans les camps de concentration allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale ont pu inventer de faux souvenirs à partir des rumeurs qui se propageaient alors et ce qu’on a pu dire ensuite, renforcé par la mascarade politique de Nuremberg pour tisser de fil en aiguille la thèse officielle, et ce qui expliquerait les nombreuses incohérences et impossibilités de la version officielle et obligatoire ? Il serait vraiment bien de voir si les mêmes arguties qui servent à briser la parole des enfants, au cas où les réseaux profonds au sein de la justice, de la police ou du corps médical au sens large n’a pas réussi à les faire taire et à les briser, pourraient être appliquée à d’autres victimes intouchables. On rirait bien à voir les contorsions ulcérées des experts : « Ooooh, mais ce n’est pas comparable !!! » Et crier, beaucoup, pour ne jamais répondre sur le fond… A tenter !

A lire et voir sur le sujet


Photo d’en entête :  « Si j’étais président de la République … » par Martine.

  1. De la famille de l’expert Bensoussan qui travaille dans le Sud et qui intervient dans l’affaire Amidlisa ? Dans le cas de l’affaire Alègre à Toulouse on parle d’un expert, appelé par tous le « nettoyeur » et venu de Paris, qui s’invite dans le procès pour y faire du ménage… Toutes ces questions laissent penser qu’il faudrait un logiciel Anacrim pour la justice, pour voir qui est qui, et qui fait quoi dans cette institution.
  2. Cf. la lettre de l’experte Marie-Christine Gryson dans une lettre publiée le 9 juin 2015, sur Mediapart.

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